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Dexia : Le coût de Dexia intégré dans le déficit de la France

Le coût de Dexia intégré dans le déficit de la FranceLe coût de Dexia intégré dans le déficit de la France

BRUXELLES (Reuters) - La France et la Belgique devront inclure dans le calcul de leur déficit public 2012 le coût du sauvetage de Dexia pour 5,5 milliards d'euros, selon une décision rendue mardi par Eurostat, l'agence de statistiques de l'Union européenne.

Cette décision aura pour effet de gonfler le déficit de l'Etat belge et de le faire passer au-dessus du seuil de 3% du produit intérieur brut, la limite fixée par les traités européens.

L'impact est bien moindre pour l'économie française, de par son importance. La contribution française au sauvetage de Dexia, de 2,585 milliards d'euros, a représenté un peu moins de 0,1% du produit intérieur brut de la France.

Le déficit de la France a atteint 4,5% du PIB l'an dernier et est attendu à 3,7% en 2013.

Le déficit public annoncé par la Belgique au titre de 2012 était juste sous la limite de 3%. En tenant compte des 2,915 milliards d'euros apportés au groupe financier franco-belge, il atteint au moins 3,7%, soit son niveau de 2011.

La Belgique a pour objectif de ramener son déficit à 2,15% cette année.

Le ministère belge des Finances a annoncé qu'il réviserait le déficit de 2012, tout en réaffirmant qu'il y a eu amélioration du déficit structurel. La révision n'aura pas d'impact sur les objectifs de 2013, a-t-il ajouté.

Les règles européennes prévoient de comptabiliser les transferts de capitaux dans le calcul des déficits ou excédents publics, mais non les investissements financiers.

Une aide publique peut être considérée comme un investissement financier si l'Etat perçoit un retour raisonnable. Dans le cas de Dexia, estime Eurostat, aucun autre actionnaire n'a versé au pot et la nationalisation s'est faite à perte pour les pouvoirs publics.

"Tout cela confirme que cette injection n'était pas motivée par la recherche d'un rendement sur le marché, comme le ferait un investisseur privé, mais par la préservation de la stabilité du système bancaire en Belgique et en France", indique Eurostat dans une lettre postée en anglais sur son site internet.

Le coût du sauvetage était déjà intégré dans le calcul de la dette belge, qui représente 99,6% du PIB.

La Belgique, la France et dans une moindre mesure le Luxembourg ont aussi accepté d'apporter des garanties pour couvrir quelque 85 milliards d'euros de prêts de Dexia. A ce jour, Dexia a utilisé pour 56,4 milliards d'euros de ces garanties, en plus de 11 milliards d'euros de garanties apportées en 2008.

Philip Blenkinsop, Véronique Tison pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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