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Dexia : Déstabilisé en belgique, mariani dément son départ de dexia

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par Julien Ponthus et Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - Pierre Mariani a réfuté mercredi toute décision sur son remplacement à la tête de Dexia, la banque franco-belge en cours de démantèlement, et s'est efforcé de désamorcer une polémique déclenchée en Belgique sur un parachute doré qu'il recevrait à son départ.

Plusieurs quotidiens belges rapportent que le gouvernement belge souhaiterait le remplacer par Karel De Boeck, ancien directeur général de Fortis. Ils ajoutent que Pierre Mariani serait prêt à quitter son poste d'administrateur délégué de Dexia à condition de recevoir une prime de départ de 1,2 million d'euros prévue dans son contrat.

Réagissant à ces articles de presse, Pierre Mariani a démenti avoir posé des conditions à son éventuel départ.

"L'administrateur délégué de Dexia n'a formulé aucune demande aux Etats belge et français quant aux conditions de son départ éventuel contrairement à des informations de presse parues ce jour", a fait savoir Pierre Mariani dans un courriel adressé à Reuters.

"Aucune décision relative au remplacement de l'administrateur délégué et du président (Jean-Luc Dehaene, NDLR) du conseil d'administration n'a été prise à ce jour", poursuit-il.

"PAS DE PARACHUTE DORÉ !"

En Belgique, l'hypothèse du versement d'une indemnité de départ telle qu'évoquée par la presse a été sèchement accueillie par le gouvernement et par la classe politique.

"Certes, il faut en discuter avec les autorités françaises, aussi (avec les) actionnaires. Mais ma position est claire : pas de parachute doré !", souligne le Premier ministre Elio Di Rupo sur son compte twitter.

"1,2 million d'euros de parachute doré pour Pierre Mariani serait aussi incompréhensible qu'inacceptable !", se sont de leur côté exclamés les députés écologistes dans un communiqué.

Dexia, déjà sauvée de la faillite en 2008 par la Belgique, la France et le Luxembourg, a été acculée à l'automne au démantèlement en raison de la crise de la dette souveraine.

Luc Coene, le gouverneur de la Banque centrale de Belgique, a estimé lundi que Dexia, qui bénéficie de garanties publiques pour ses besoins de refinancement, aurait sans doute besoin d'être une nouvelle fois recapitalisée.

Depuis la crise, le groupe bancaire a vu sa capitalisation boursière s'effondrer. Il n'est plus valorisé en Bourse qu'à environ 370 millions d'euros avec un cours de l'action en dessous de 20 centimes.

"TOUTE CONFIANCE À PIERRE MARIANI"

Interrogé par Reuters, Michel Bouvard, le président de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts (CDC), premier actionnaire de Dexia avec 17,7% du capital, a de son côté apporté son soutien à Pierre Mariani.

"A titre personnel, je fais toute confiance à Pierre Mariani", a déclaré Michel Bouvard. "Quand vous êtes dans la gestion d'un dossier complexe, ce qui est le cas, il vaut mieux que celui qui a commencé à gérer le dossier en termine la gestion jusqu'à ce qu'on passe à l'étape suivante."

"Je n'ai pas à me prononcer sur des affaires de gouvernance interne de Dexia", a-t-il néanmoins ajouté.

Depuis la décision prise en fin d'année dernière de démanteler Dexia, les autorités belges ont procédé à la nationalisation des activités de banque de détail en Belgique tandis que la France a décidé de reprendre, via la CDC et La Banque postale, les activités de financement des collectivités locales.

La Commission européenne doit encore approuver ce plan et fixer le prix que Dexia aura à payer en échange de 90 milliards euros de garanties d'Etat prévues.

Dexia a accusé une perte nette de 11,6 milliards d'euros en 2011, et certains analystes estiment que la banque pourrait continuer à générer des pertes ces prochaines années.

Bien qu'en forte baisse, la taille du bilan de Dexia est considérée par certains analystes comme systémique, car un défaut de paiement de la banque aurait des conséquences incalculables sur l'ensemble du système bancaire européen.

Avec Philip Blenkinsop à Bruxelles et Emile Picy à Paris, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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