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Dexia : Dérapage surprise du déficit à 4,8% du PIB en 2012

Déficit public 2012 s'est élevé à 4,8% du PIB, la dette à 90,2%Déficit public 2012 s'est élevé à 4,8% du PIB, la dette à 90,2%

par Jean-Baptiste Vey

PARIS (Reuters) - Le déficit public de la France s'est élevé à 4,8% du produit intérieur brut en 2012 (-98,2 milliards d'euros) contre 4,5% prévu par le gouvernement, selon les premiers résultats des comptes nationaux publiés vendredi par l'Insee.

Ce dérapage est lié à une révision du déficit 2011 (5,3% au lieu de 5,2%), à la recapitalisation de Dexia, au budget rectificatif européen et à une croissance économique plus faible que prévu, ont expliqué le ministre des Finances, Pierre Moscovici, et le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve.

"Ces dépassements exceptionnels et conjoncturels ont été en partie compensés par une stricte maîtrise de la dépense, permettant un ajustement du solde structurel de 1,2 point de PIB en 2012, en ligne avec les prévisions", ajoutent-ils dans leur communiqué.

Hors Dexia et budget européen, le déficit s'est établi à 4,7% l'an dernier, poursuivent-ils.

Le déficit public agrège les comptes de l'Etat, des collectivités locales et des administrations de sécurité sociale. Les comptes publics français sont déficitaires depuis 1974.

La dette publique s'élevait quant à elle à 90,2% du PIB fin 2012, soit 1.833,8 milliards d'euros, contre 85,8% fin 2011.

Le gouvernement avait annoncé que le déficit pourrait atteindre 4,6% au lieu de 4,5% si l'institut européen de statistiques décidait d'y intégrer le dernier plan d'aide à la banque Dexia, ce qu'il a fait.

Les autorités françaises ont reconnu qu'elles ne parviendraient pas à réduire le déficit à 3% fin 2013, en raison d'une croissance économique atone, et elles plaident auprès de la Commission européenne pour obtenir un délai d'un an pour y parvenir.

Le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a ouvert la porte à un tel délai, à condition que le déficit soit ramené nettement sous les 3% fin 2014.

DÉFICIT "AUTOUR DE" 3,7% FIN 2013

La Commission européenne prévoit que le déficit de la France atteindra 3,7% fin 2013 puis 3,9% fin 2014 si aucune nouvelle mesure n'est prise. La dette atteindrait selon elle 93,4% fin 2013 et 95,0% fin 2014, toujours à législation inchangée.

Pour le déficit fin 2013, "la Commission dit 3,7%, ce sera autour de ça", a dit Pierre Moscovici vendredi sur RTL.

La trajectoire des finances publiques pour 2013-2017 sera dévoilée dans le cadre du programme de stabilité qui sera transmis par le gouvernement au Parlement mi-avril et à la Commission européenne fin avril.

L'an dernier, le taux de prélèvements obligatoires a augmenté de 1,2 point à 44,9% du PIB, sous l'effet de la hausse des impôts (+5,3%).

Les dépenses ont progressé de 2,9%, après +2,1% en 2011 et les recettes ont augmenté de 3,9%, après +5,7% en 2011.

La réduction du déficit public par rapport à 2011 est essentiellement liée à l'Etat (-7,7 milliards d'euros), tandis que le déficit des administrations de sécurité sociale baisse de 0,8 milliard et celui des administrations locales progresse à 3,1 milliards contre 1,5 milliard en 2011.

La dette a progressé de 116,9 milliards d'euros l'an dernier après +121,9 milliards en 2011.

La contribution de l'Etat à la dette a augmenté de 104,6 milliards, une variation plus importante que le déficit. Selon l'Insee, cette différence résulte des prêts accordés via le Fonds européen de stabilité financière (+27,1 milliards) et de l'apport de capital au Mécanisme européen de stabilité (6,5 milliards).

La dette des organismes divers d'administration centrale s'établit à 9,9 milliards fin 2012, en légère baisse (-0,4 milliard) par rapport à fin 2011.

La contribution des administrations locales à la dette atteint 173,7 milliards fin 2012 contre 166,6 milliards fin 2011, une hausse de 7,1 milliards.

La contribution des administrations de sécurité sociale à la dette publique a augmenté de 5,7 milliards d'euros pour s'établir à 210,3 milliards fin 2012.

Jean-Baptiste Vey, édité par Patrick Vignal

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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