Bourse > Deinove > Deinove : "en pointe dans la course au bioéthanol de 2ème génération"
DEINOVEDEINOVE ALDEI - FR0010879056ALDEI - FR0010879056
2.010 € +0.50 % Temps réel Euronext Paris
2.010 €Ouverture : 0.00 %Perf Ouverture : 2.030 €+ Haut : 2.000 €+ Bas :
2.000 €Clôture veille : 17 355Volume : +0.20 %Capi échangé : 18 M€Capi. :

Deinove : "en pointe dans la course au bioéthanol de 2ème génération"

(Tradingsat.com) - Les déinocoques, des bactéries résistantes, optimisées par Deinove pour substituer au carburant fossile un carburant renouvelable, semblent tenir leurs promesses. Le franchissement d'un important « jalon technique » vers cet objectif explique la récente envolée du cours de bourse de la société de biotechnologie verte. Les enjeux du projet DEINOL soutenu par OSEO sont considérables, comme nous l'explique Jacques Biton, le directeur général de Deinove.

Tradingsat.com : En quoi votre procédé est-il novateur ? Le bioéthanol existe déjà en tant que carburant.

Jacques Biton : Personne ne sait produire actuellement de bioéthanol de façon économiquement rentable à partir de déchets. Les procédés existants ont deux défauts. Le premier : ils sont consommateurs d'énergie parce qu'ils nécessitent de procéder en deux étapes (l'une avec des enzymes, la seconde avec des levures) à des températures différentes. Deuxièmement, ils utilisent de la matière première alimentaire : de la farine de blé, de maïs, de la betterave à sucre, de la canne à sucre… ce qui pose un problème éthique (quand le prix des matière premières est bas, la production de bioéthanol s'accroît ce qui conduit à une raréfaction de la ressource alimentaire) mais aussi économique (lorsque les prix des matières premières s'envolent, la rentabilité du bioéthanol produit à partir de biomasse alimentaire devient sujette à caution). L'idée est donc d'augmenter le rendement énergétique et d'utiliser ce qu'on appelle la biomasse, c'est-à-dire les déchets ou les résidus de la filière agricole.

Tradingsat.com : Que signifie le franchissement du 2ème jalon technique du programme DEINOL.

Jacques Biton : Nous avions sélectionné lors de la première étape une bactérie deinocoque apte à dégrader la biomasse à des températures élevées comprises entre 40 et 50 degrés. L'étape numéro 2 nous a permis d'atteindre un titre en alcool supérieur à 3%, soit entre 3 et 4 degrés, à partir d'une biomasse végétale industrielle à base de blé. Le procédé que nous avons mis au point est « tout en un » : il transforme en effet la matière première en sucre simples et ce sucre simples en éthanol. Nous pouvons désormais voir plus loin en lançant l'étape clé numéro 3 dans le but d'obtenir vers la mi-2013 une souche capable de dégrader la biomasse et de produire un alcool à 8%. Ce qui déclenchera l'entrée en phase de pilote industriel chez notre partenaire Tereos.

Tradingsat.com : Tereos prendra donc à sa charge le risque industriel.

Jacques Biton : Nous avons travaillé jusqu'à présent sur des fermenteurs de laboratoire de 5-6 litres et nous passons actuellement à des fermenteurs de 20 litres…. Au delà du fermenteur de 300 litres les développements seront effectués chez Tereos qui est le leader français et second fabricant européen de bioéthanol. Notre mission est de lui fournir la souche de bactérie optimisée et le procédé associé. Si tout fonctionne bien, la production industrielle débutera en 2014… et nous commencerons à toucher des royalties.

Tradingsat.com : Êtes vous en avance ou en retard par rapport aux projets concurrents, notamment américains ?

Jacques Biton : L'importance du marché du bioéthanol (37 milliards de dollars environ) et les nombreuses subventions du gouvernement américain font que beaucoup de monde – aux Etats-Unis notamment - travaille à trouver le standard de production du bioéthanol de deuxième génération pour le substituer aux procédés existants. Certains projets déjà en phase de pilote sont objectivement plus avancés que le nôtre. Mais la plupart de nos concurrents s'appuient sur des souches bactériennes génétiquement modifiées, donc très instables. A l'inverse, nos souches de deinocoques sont extrêmement stables, robustes, parce qu'elles sont naturellement modifiées génétiquement, et donc a priori plus aptes à tolérer les stress physique et chimique qu'elles pourront rencontrer au cours du process industriel. Notre technologie nous place donc en pointe dans la course au bioéthanol de 2ème génération.

Tradingsat.com : Quelle est votre visibilité financière ?

Jacques Biton : Le succès du deuxième jalon technique s'est traduit par le versement de la 3ème tranche du financement OSEO du projet DEINOL, soit 1,15 millions d'euros, montant dont ne tient pas compte la position de trésorerie de 7,1 millions d'euros à fin juin. Notre situation financière nous permet donc de couvrir au moins jusqu'à début 2014 les besoins des programmes actuels ; sachant que l'achèvement de la phase du pilote de laboratoire qui débute - en étroite collaboration avec Tereos - sera marqué par un nouveau versement d'OSEO. Le programme DEINOL bénéficie donc d'une visibilité financière suffisante. Il constitue notre priorité pour dégager des revenus récurrents le plus vite possible. Nos deux autres programmes, DEINOCHEM et DEINOBIOTICS, se poursuivent parallèlement, à un rythme forcément moins rapide pour l'instant. Le premier vise à remplacer les dérivés du pétrole par des ressources renouvelables pour la fabrication de produits de consommations courante (cosmétiques, détergents, colorants etc…), le second à développer de nouveaux antibiotiques.

Propos recueillis par François Berthon

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...