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Dassault aviation : Safran nomme le tandem Petitcolin-McInnes pour succéder au PDG

Safran nomme le tandem Petitcolin-McInnes pour succéder au PDGSafran nomme le tandem Petitcolin-McInnes pour succéder au PDG

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Safran a annoncé vendredi la nomination d'un tandem constitué d'un directeur général et d'un président pour succéder au PDG Jean-Paul Herteman en avril 2015 au terme d'un processus de sélection accéléré pour éviter toute période d'incertitude.

L'équipementier d'aérospatiale, de défense et de sécurité a pris les devants en organisant déjà la succession de Jean-Paul Herteman, atteint par la limite d'âge car il aura 65 ans l'an prochain, et dont le mandat ne prendra fin qu'à l'issue de l'assemblée générale annuelle prévue le 23 avril 2015.

Safran précise dans un communiqué que Philippe Petitcolin deviendra directeur général et Ross McInnes président. Philippe Petitcolin dirige actuellement le pôle de sécurité Morpho, tandis que Ross McInnes est directeur financier.

Le groupe coté au CAC 40 explique avoir arrêté le principe de leurs nominations à l'issue d'un processus de sélection de plusieurs mois.

Cette décision constitue aussi un revirement après la décision prise en 2011 par Safran de réunir les fonctions de PDG après avoir abandonné son organisation précédente, dans laquelle Jean-Paul Herteman était président du directoire du groupe depuis 2007 et Francis Mer président du conseil de surveillance.

Jean-Paul Herteman a mené à bien l'unification du groupe né de la fusion entre le groupe d'électronique Sagem et le motoriste Snecma en 2005.

Philippe Petitcolin, nommé directeur général, a 62 ans, soit trois années seulement avant l'âge limite fixé par les statuts du groupe pour ce poste.

Entré chez Safran en 1988, il a dirigé pendant cinq ans Snecma où il a lancé le moteur LEAP avec General Electric dans le cadre de leur coentreprise, CFM International.

Sa principale tâche sera de superviser une entrée en service en douceur de ce moteur, successeur du CFM-56, le moteur le plus vendu au monde, et destiné aux futurs moyen-courriers de Boeing et d'Airbus.

CFM International sera confrontée à une forte montée en puissance de la production de moteurs LEAP à partir du début 2015, sur fond d'inquiétudes sur la capacité des fournisseurs à suivre la cadence.

HÉSITATIONS SUR ROSS MCINNES

Le Franco-Australien Ross McInnes, 60 ans, directeur financier de Safran depuis 2009, après été celui de Thales pendant cinq ans et de PPR (devenu Kering).

L'accord de l'Etat, qui détient 22% de Safran, sur la nomination de Ross McInnes a semblé incertain ces derniers jours, a dit une source proche du dossier, confirmant une information publiée mercredi par Reuters.

Le nom de Marc Ventre, 64 ans, directeur général délégué aux opérations, a circulé. Il préside également le conseil d'administration Airbus Safran Launchers la coentreprise entre les deux groupes lancée mercredi.

"Ce choix a été fait à l'issue d'un processus de sélection ouvert et rigoureux", précisent dans un communiqué commun les ministres de l'Economie Emmanuel Macron, des Finances Michel Sapin et de la Défense Jean-Yves Le Drian.

"Fort de son expérience des plus hautes fonctions au sein de grands groupes industriels internationaux, (Ross McInnes) aura pour mission d'animer la gouvernance du groupe, d'en assurer la représentation et d'apporter tout son soutien à la direction du groupe", ajoutent-ils.

Pour le poste de DG, le nom de Philippe Petitcolin s'est imposé, après avoir cotoyé celui d'Olivier Andriès, 52 ans, patron du fabricant de turbines d'hélicoptères Turbomeca depuis 2011, qui été écarté, selon une source proche du dossier.

Certains salariés, qui représentent le deuxième groupe d'actionnaires de Safran après l'Etat, avec 14% du capital et 22% des droits de vote (contre 26% pour l'Etat) ont regretté de ne pas avoir été consultés sur la succession de leur PDG.

"On aurait aimé être davantage associés au processus", a déclaré à Reuters Gérard Mardiné, coordinateur du syndicat de CFE-CGC et président du fonds Safran Investissement, qui revendique 6% du capital du groupe et près de 9% des droits de vote.

Il a dit regretter que le comité des nominations et des rémunérations de cinq membres ne comportait pas de représentants des salariés actionnaires.

Cette succession accélérée contraste avec celle en cours au sein de l'autre grand équipementier d'aérospatiale et de défense français, Thales, qui a dû nommer jeudi dernier son secrétaire général Philippe Logak au poste de PDG par intérim, le temps de trouver un successeur à Jean-Bernard Lévy, parti diriger EDF. [ID:nL6N0TH2H1]

Les discussions se poursuivent entre les deux actionnaires, l'Etat et Dassault Aviation, pour trouver d'ici la fin de l'année une gouvernance pérenne à Thales, où la dissociation entre les fonctions de président et de directeur général est là aussi envisagée.

(Edité par Matthieu Protard)

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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