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Dassault aviation : Le fonds TCI veut qu'EADS sorte de Dassault Aviation

Le fonds TCI demande à EADS de sortir de Dassault AviationLe fonds TCI demande à EADS de sortir de Dassault Aviation

par Cyril Altmeyer et Elena Berton

PARIS (Reuters) - Le fonds activiste britannique The Children's Investment Fund (TCI) a écrit à Tom Enders, le président exécutif d'EADS, pour lui demander de céder dès que possible sa participation dans Dassault Aviation, soit par une vente de gré à gré, soit sur le marché.

L'initiative de TCI, qui s'est notamment illustré en critiquant notamment la stratégie de Safran, a peu de chances d'aboutir, l'Etat français ayant le dernier mot en cas de cession des 46% du groupe européen d'aérospatiale et de défense dans Dassault Aviation.

"Nous estimons que la participation dans Dassault Aviation ne constitue pas une bonne utilisation du capital d'EADS. Elle ne fournit pas de synergies et a une valeur stratégique limitée pour le groupe", écrit TCI, qui dit détenir plus de 1% du capital d'EADS, dans une lettre à Tom Enders consultée par Reuters.

L'information avait été donnée initialement par le Financial Times.

TCI souligne les surcapacités du marché des avions d'affaires, qui assure les trois quarts du chiffre d'affaires de Dassault Aviation, et les pressions sur les budgets de la défense.

"Les perspectives pour Dassault Aviation sont loin d'être aussi favorables que pour Airbus", estime le fonds, actionnaire d'EADS depuis 2012.

TCI estime qu'un désengagement de Dassault Aviation pourrait nourrir le programme de rachat d'actions en cours d'EADS ou servir au versement d'un dividende exceptionnel.

Dassault Aviation, qui a pour actionnaire majoritaire le Groupe industriel Marcel Dassault avec 50,55% du capital, a un flottant limité à 3% de son capital.

Un porte-parole d'EADS a pris acte de la lettre envoyée vendredi par TCI à Tom Enders.

"Nous sommes actuellement concentrés sur la prochaine phase de notre stratégie telle qu'annoncée la semaine dernière", a-t-il précisé, faisant référence à la réorganisation d'EADS.

"La répartition efficace de nos capitaux et la création de valeur pour nos actionnaires sont centrales dans notre stratégie", a-t-il ajouté.

EADS PASSE EN REVUE SES PARTS MINORITAIRES

Lors de la présentation des résultats semestriels d'EADS mercredi, Tom Enders a déclaré qu'EADS passerait au crible ses participations minoritaires. "Notre stratégie est clairement, lorsque c'est possible, d'avoir des activités que nous contrôlons totalement", a-t-il dit.

Personne n'était immédiatement disponible à l'Agence des participations de l'Etat (APE) pour un commentaire.

L'Etat français est actionnaire indirect de Dassault Aviation, puisqu'il détient 12% d'EADS.

L'accord de réorganisation de la gouvernance d'EADS entré en vigueur début avril recèle une clause selon laquelle l'Etat français se réserve un droit de préemption en cas de cession des 46% d'EADS dans Dassault Aviation.

Cette clause, rendue nécessaire par la suppression des droits de veto sur les décisions stratégiques du groupe, protège la France de l'irruption d'un investisseur indésirable au capital du constructeur de l'avion de combat Rafale.

L'Etat a en outre noué en juin un pacte d'actionnaires avec le groupe dirigé par Tom Enders afin de pouvoir peser plus directement sur les décisions stratégiques de l'avionneur.

Dirigé par Chris Copper-Hohn, TCI est l'un des fonds activistes les plus connus, notamment pour avoir réussi à rallier d'autres actionnaires à ses campagnes contre la gestion de groupes au capital desquels il est présent.

En 2005, il avait ainsi lancé une offensive contre un projet d'OPA de Deutsche Börse sur le London Stock Exchange, qui finalement a été abandonné.

Toutes les initiatives de TCI n'ont toutefois pas réussi. Son offensive lancée en octobre 2012 contre la politique d'acquisitions menée par l'équipementier pour l'aéronautique et la défense Safran n'a pas ébranlé le groupe.

Avec Tommy Wilkes à Londres, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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