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Dassault aviation : BAE Systems annonce enfin un accord sur le contrat Salam

BAE Systems annonce enfin un accord sur le contrat SalamBAE Systems annonce enfin un accord sur le contrat Salam

par Brenda Goh

LONDRES (Reuters) - Le groupe de défense britannique BAE Systems a annoncé mercredi avoir conclu un accord avec l'Arabie saoudite sur le prix d'avions de combat Eurofighter commandés depuis plusieurs années par le royaume.

L'impasse des discussions sur la valeur de ce contrat dit Salam avait contraint BAE Systems à revoir ses prévisions de résultats pour les deux derniers exercices, ce qui avait pesé sur son cours de Bourse.

En 2007, l'Arabie saoudite avait accepté le principe d'une commande de 72 chasseurs Eurofighter Typhoon pour un montant de 4,43 milliards de dollars de livres (5,4 milliards d'euros) à l'époque.

Mais les deux parties ont ensuite dû ouvrir de nouvelles négociations sur les modalités du contrat, l'Arabie saoudite ayant demandé de nouveaux équipements et armements.

Le dossier est suivi de près par des Etats tels que Bahreïn, le Qatar et la Malaisie, pour lesquels l'Eurofighter est une piste parmi d'autres face au F-35 de Lockheed Martin, au Rafale de Dassault Aviation et au Gripen de Saab.

"C'est un énorme soulagement de voir que ce dossier ancien a été résolu", estime Howard Wheeldon, analyste spécialisé indépendant. "Ça ouvre des portes très intéressantes, pas seulement en Arabie saoudite mais dans toute la péninsule arabique."

Dans son communiqué, BAE Systems explique que les gouvernements britannique et saoudien sont parvenus à un accord sur une nouvelle évaluation du contrat. Il ne donne pas de précisions, ajoutant simplement que les nouvelles modalités de l'accord cadrent avec ses prévisions d'activité initiales pour 2013 et qu'un paiement ajusté devrait suivre au début 2014.

En août, le groupe avait dit avoir bon espoir de conclure un accord mais il avait dû avertir trois mois plus tard qu'une poursuite de l'impasse aurait un impact de six ou sept pence sur son bénéfice par action, soit 750 millions de livres en tout, et risquait de remettre en cause son programme de rachat d'actions lancé en février 2013.

"UN RÉSULTAT ÉQUITABLE"

"C'est un résultat équitable pour toutes les parties, je suis heureux qu'on ait pu conclure cette négociation qui renforce notre relation de longue date avec ce client très estimé", a déclaré le directeur général de BAE Systems, Ian King.

Le contrat Salam finalisé, BAE Systems et l'Arabie saoudite peuvent maintenant lancer les négociations sur une deuxième commande d'Eurofighter qui pourrait porter sur 48 à 72 avions de combat.

Le groupe britannique assemble l'Eurofighter avec Airbus et l'italien Finmeccanica.

Le titre BAE Systems gagnait 0,48% à 439,7 pence vers 12h00 GMT à la Bourse de Londres, après une ouverture en hausse de 4%.

Le groupe britannique a poursuivi les livraisons d'Eurofighter à l'Arabie saoudite pendant les négociations, ce qui a alimenté les craintes de le voir engager une partie de sa trésorerie dans ce programme sans assurance que celui-ci soit rentable.

BAE avait subi un autre revers en décembre lorsque les Emirats arabes unis avaient mis fin aux discussions engagées sur un contrat de 60 avions, d'un montant potentiel estimé à 9,8 milliards de dollars (7,1 milliards d'euros).

L'annonce de mercredi lève donc une partie des incertitudes sur l'activité du groupe britannique, qui devrait commencer à encaisser des paiements saoudiens au premier semestre de cette année.

Le contrat Salam étant bouclé, BAE et l'Arabie saoudite pourraient en outre engager des discussions sur un nouveau lot d'Eurofighter, qui pourrait atteindre 72 unités supplémentaires.

Véronique Tison et Marc Angrand pour le service français

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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