Bourse > Danone > Danone : Sanofi veut renforcer ses plates-formes de croissance
DANONEDANONE BN - FR0000120644BN - FR0000120644
61.320 € +2.22 % Temps réel Euronext Paris
60.130 €Ouverture : +1.98 %Perf Ouverture : 61.740 €+ Haut : 60.050 €+ Bas :
59.990 €Clôture veille : 2 508 520Volume : +0.38 %Capi échangé : 40 219 M€Capi. :

Danone : Sanofi veut renforcer ses plates-formes de croissance

Sanofi veut renforcer ses plates-formes de croissanceSanofi veut renforcer ses plates-formes de croissance

par Noëlle Mennella et Natalie Huet

PARIS (Reuters) - Sanofi est à l'affût d'acquisitions pour continuer à se renforcer sur ses plates-formes de croissance comme la santé grand public ou la santé animale, a déclaré mercredi son directeur général lors d'une interview à Reuters.

Chris Viehbacher a ajouté que le groupe pharmaceutique français envisagerait des rachats d'actions opportunistes si les acquisitions et les paiements de dividende n'absorbaient pas le cash important dont il dispose.

"Notre première préférence, c'est d'investir dans la croissance de l'entreprise ; ça suppose qu'on trouve des acquisitions qui apportent une valeur", a-t-il dit en marge d'une conférence à l'institut Pasteur consacrée aux maladies tropicales négligées en Afrique.

Le nom de Sanofi a été évoqué pour la reprise du pôle de nutrition médicale de Danone, de la santé grand public de Merck, des vaccins de Baxter, potentiellement de la santé animale ou des vaccins de Novartis.

Interrogé sur ces cibles potentielles, Chris Viehbacher s'est borné à répondre : "On ne peut jamais faire de commentaire sur des cibles. Clairement, nous avons des plates-formes de croissance qui sont la santé animale, la santé grand public. Si on peut se renforcer tout en créant une certaine valeur pour nos actionnaires, on va le faire."

Sanofi, qui avait un objectif de dette nette de 10 milliards d'euros à fin 2013, avait ramenée celle-ci à 6 milliards fin décembre.

DÉFENDRE SA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE

Sanofi a conclu en mars deux partenariats, avec la biotech belge UCB dans les maladies auto-immunes et avec le coréen SK Chemical pour codévelopper un vaccin pneumococcique conjugué (VPC) innovant.

Prié de dire si Sanofi avait l'intention de développer les accords de ce type, Chris Viehbacher a indiqué que c'était "clairement la politique" du groupe et ajouté qu'il pourrait en signer "éventuellement" cette année.

Dans le même temps, Chris Viehbacher a répété que Sanofi était déterminé à défendre sa propriété intellectuelle, notamment face à la possible concurrence de médicaments biosimilaires (copies de biomédicaments) du Lantus, l'un de ses antidiabétiques les plus rentables.

Sanofi poursuit en justice pour violation de brevets son concurrent américain Eli Lilly qui a demandé aux autorités sanitaires américaines l'autorisation de commercialiser un biosimilaire du Lantus. La procédure entraîne un report automatique de 30 mois de l'examen de la FDA, repoussant une commercialisation à la mi-2016 au plus tôt.

Chris Viehbacher a estimé que ce report pourrait être plus long. "Au-delà de 2016, ça dépend du timing de la décision sur le fond de notre plainte, techniquement ça peut aller au-delà de 2016", a-t-il dit.

Prié de dire si Sanofi continuerait à augmenter le prix du Lantus dans la perspective d'une commercialisation de biosimilaires, il a répondu : "L'objectif est d'augmenter les volumes vendus pour 2014. Les prix vont continuer à augmenter et c'est clairement un facteur de concurrence."

La croissance du chiffre d'affaires du Lantus aux Etats-Unis l'an dernier provenait en partie d'une augmentation de son prix.

Chris Viehbacher a observé que le coût du traitement quotidien était moins cher avec le Lantus qu'avec les médicaments concurrents. "L'objectif est d'avoir une croissance équilibrée entre les prix et les volumes", a-t-il dit.

PREMIER LABORATOIRE EN AFRIQUE

Concernant l'Afrique, considérée comme un relais de croissance prometteur face aux incertitudes de marchés émergents comme la Chine, le Brésil ou la Russie, Chris Viehbacher a déclaré que Sanofi tablait sur une croissance à deux chiffres de ses ventes dans le continent cette année.

En 2013, le groupe a réalisé en Afrique un chiffre d'affaires d'un peu plus d'un milliard d'euros.

"Nous, nous avons regardé l'Afrique comme un continent stratégique depuis très longtemps", a fait valoir Chris Viehbacher. "C'est bien que d'autres sociétés découvrent l'Afrique, mais Sanofi y est déjà le premier laboratoire depuis très longtemps."

Il a rappelé que Sanofi avait investi dans des usines en Algérie, au Maroc et en Afrique du Sud notamment.

Le britannique GlaxoSmithKline a fait savoir lundi qu'il voulait investir jusqu'à 130 millions de sterling (157 millions d'euros) en Afrique dans les cinq ans à venir, les maladies chroniques devenant plus fréquentes parmi les classes moyennes urbaines du continent.

L'institut Pasteur a accueilli mercredi une conférence de l'Alliance pour la lutte contre les maladies tropicales négligées, qui regroupe des laboratoires, des institutions internationales et des ONG, dont la Fondation Bill et Melinda Gates.

L'Alliance s'est engagée à réaliser les objectifs de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) d'enrayer et d'éliminer d'ici à 2020 dix maladies tropicales négligées, comme la maladie du sommeil, le chagas, la leichmaniose, la philariose lymphatique ou encore la cécité des rivières.

(Edité par Dominique Rodriguez)

Copyright © 2014 Thomson Reuters


Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...