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Credit agricole : Pour Yellen, l'économie américaine a encore besoin de soutien

Marché : La Fed maintiendra un Marché : La Fed maintiendra un

par Michael Flaherty

WASHINGTON (Reuters) - L'économie américaine a encore besoin de soutiens importants au vu du potentiel "considérable" d'amélioration du marché de l'emploi, a déclaré mercredi Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale, évoquant aussi les risques liés à la faiblesse du marché immobilier et aux tensions géopolitiques.

Tout en prenant acte d'une amélioration "appréciable" sur le front de l'emploi, elle a souligné, lors d'une audition au Congrès, qu'au vu du taux de chômage encore élevé et de la faible progression des salaires, le potentiel de créations d'emplois restait important.

"Un haut niveau d'assouplissement monétaire reste nécessaire", a conclu Janet Yellen devant la Commission économique conjointe du Congrès.

Elle a précisé s'attendre à voir la croissance économique s'accélérer "quelque peu" par rapport à l'an dernier, tout en citant les risques potentiels liés au ralentissement de l'immobilier, à la montée des tensions géopolitiques et à la possibilité d'une résurgence de tensions sur les marchés financiers.

Wall Street a d'abord cédé du terrain après ses déclarations avant de repartir à la hausse et les prix des emprunts d'Etat américains variaient peu tandis que le dollar progressait légèrement contre un panier d'autres grandes devises de référence.

"Le seul élément nouveau concerne l'immobilier", a commenté David Keeble, responsable de la stratégie de taux de Crédit agricole CIB à New York. "Toutes les autres déclarations pourraient avoir été piochées dans ses derniers discours."

Les créations d'emploi aux Etats-Unis ont atteint le mois dernier leur plus haut niveau depuis plus de deux ans et le taux de chômage est revenu à son plus bas niveau depuis cinq ans et demi, à 6,3%, mais cette baisse reflète en partie une baisse du taux de participation, c'est à dire le fait qu'un nombre croissant de chômeurs renoncent à chercher du travail, une tendance observée depuis plusieurs mois déjà.

RISQUE IMMOBILIER, RISQUE GÉOPOLITIQUE

Janet Yellen a exprimé sa conviction que l'évolution du taux de participation pouvait être inversée. Elle a ajouté avoir peu de doute sur le fait que la proportion des Américains contraints à travailler à temps partiel faute de trouver un poste à temps plein allait aussi diminuer avec l'accélération de la reprise.

"Le chômage est un bon indicateur de la situation du marché du travail (...) mais il y a différents éléments du marché du travail que nous devons prendre en compte", a-t-elle dit.

La Fed a annoncé la semaine dernière une nouvelle diminution, à 45 milliards de dollars, de ses achats mensuels d'actifs sur les marchés, le principal instrument de sa politique d'assouplissement quantitatif (QE), un programme auquel elle devrait mettre fin avant la fin de l'année.

Mais la banque centrale a aussi redit que la situation économique justifiait le maintien de taux d'intérêt quasi-nuls pendant "une période considérable" après la fin du QE, un message que sa présidente a relayé mercredi.

Elle est revanche allée plus loin que le communiqué de la semaine dernière concernant l'immobilier, disant que "la stabilisation récente de l'activité immobilière pourrait se révéler plus durable que prévu actuellement au lieu de renouer avec le rythme de reprise observé auparavant".

Et pour la première fois depuis le début des tensions en Ukraine, Janet Yellen a évoqué la situation géopolitique comme un risque important pour l'économie.

Elle a également évoqué l'éventualité de voir se développer des comportements d'investissement potentiellement risqués au cours d'une période prolongée de taux d'intérêt bas.

"Il existe un risque évident de course au rendement", a-t-elle déclaré, citant comme exemple le marché de la dette d'entreprise à haut rendement.

Elle a ainsi noté que les émissions de prêts syndiqués à effet de levier et d'obligations à haut rendement avaient augmenté et que les critères de souscription s'étaient assouplis, tout en reconnaissant que l'augmentation de la prise de risque semblait modeste, notamment parmi les grandes banques et les compagnies d'assurance.

Janet Yellen a enfin dit que la valorisation du marché des actions dans son ensemble et les prix de l'immobilier résidentiel restaient dans les limites historiques.

(Patrick Vignal et Marc Angrand pour le service français, édité par Nicolas Delame)

Copyright © 2014 Thomson Reuters

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