Bourse > Credit agricole > Credit agricole : Le "liborgate" pousse à une séparation complète des activités bancaires
CREDIT AGRICOLECREDIT AGRICOLE ACA - FR0000045072ACA - FR0000045072
10.600 € -1.40 % Temps réel Euronext Paris
10.700 €Ouverture : -0.93 %Perf Ouverture : 10.720 €+ Haut : 10.555 €+ Bas :
10.750 €Clôture veille : 6 482 930Volume : +0.23 %Capi échangé : 29 778 M€Capi. :

Credit agricole : Le "liborgate" pousse à une séparation complète des activités bancaires

tradingsat

(Tradingsat.com) - Quelles leçons tirer du « Liborgate », ce scandale financier qui ébranle la City depuis plusieurs semaines ?

Plusieurs fleurons de la finance mondiale sont accusés par les justices britanniques et américaines d'avoir manipulé le Libor (London InterBank Offered Rate) ce taux moyen auquel une sélection de banques se prêtent de l'argent. Les traders de la Barclays auraient même influé sur le taux déclaré pour faciliter leurs opérations, à l'encontre du principe de séparation des activités au sein des établissements.

Barclays va payer 290 millions de livres sterling, soit 362 millions d'euros, pour mettre fin à des enquêtes judiciaires au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, ainsi qu'une amende de 59,5 millions de livres à l'autorité britannique des services financiers.

Mais si Barclays a été la première banque à coopérer à l'enquête, ce qui va la mettre à l'abri de ses poursuites, le Ministère britannique de la Justice « pourrait bien ne pas se montrer aussi généreux avec les autres banques mises en cause »,, fait remarquer AlphaValue.

Le bureau de recherche indépendant note que les trois grandes banques françaises (BNP Paribas, Crédit Agricole et Société générale) font partie du panel pour le libor. Il fait aussi remarquer que « les deux tiers du panel sont des banques dites « universelles », qui combinent banque de marché et banque de dépôt et de crédit.

Or, c'est justement « ce mélange des genres [qui] est l'une des causes majeures de la manipulation [du taux Libor] » selon AlphaValue.

Ainsi, de l'avis du cabinet d'analyste « le Liborgate, au même titre que l'affaire Kerviel et l'épisode de la Baleine de Londres, apporte de l'eau au moulin des défenseurs d'une séparation juridique complète des activités bancaires, comme celle qui avait été instaurée par la loi américaine Glass Steagall (1933-1999) ou la loi bancaire française de 1945 ».

A de nombreuses reprises, le PDG de la Société générale , Frédéric Oudéa, a pour sa part déclaré son hostilité à une séparation stricte des activités bancaires.

« L'examen des effets de la crise de 2008 ne montre pas de faiblesse particulière de la banque universelle par rapport aux autres modèles », écrivait le mois dernier le dirigeant dans Les Echos. Il en veut pour preuve l'absence en France de « faillite retentissante », « de sollicitation du contribuable », et de « coût pour le budget de l'Etat et, surtout, un financement ininterrompu des ménages et des entreprises, facilité par le mécanisme provisoire de liquidité mis en place par les pouvoirs publics en 2008-2009 ».


Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...