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Credit agricole : La croissance française au plus haut depuis le printemps 2013

Marché : Croissance de 0,6% en France au premier trimestre, selon l'InseeMarché : Croissance de 0,6% en France au premier trimestre, selon l'Insee

par Yann Le Guernigou

PARIS (Reuters) - L'économie française a enregistré au premier trimestre sa croissance la plus dynamique depuis près de deux ans, ce qui devrait lui permettre de dépasser les prévisions du gouvernement pour l'ensemble de 2015, grâce notamment à une forte consommation des ménages.

Selon les données publiées mercredi par l'Insee, elle a été portée aussi par une importante contribution des stocks des entreprises, un élément qui fait qu'il lui sera sans doute difficile de continuer à ce rythme sur le deuxième trimestre.

"C'est une bonne nouvelle", a dit le ministre des Finances Michel Sapin après l'annonce d'une hausse de 0,6% du produit intérieur brut sur la période janvier-mars, un niveau supérieur aux attentes des économistes (+0,4% en moyenne).

"On sera à plus de 1% à la fin de l'année", a-t-il déclaré sur BFMTV, en référence à la prévision sur laquelle repose le scénario du gouvernement pour 2015, sans s'avancer plus.

L'acquis de croissance pour 2015, à savoir le niveau de l'ensemble de l'année si la croissance des trois derniers trimestres était nulle, se situe maintenant à +0,7%.

Michel Sapin a reconnu que cette embellie était encore insuffisante pour avoir un impact sur l'emploi. L'Insee a annoncé séparément que 13.500 postes avaient été détruits dans le secteur privé (hors agriculture) en France au premier trimestre, plus particulièrement dans l'industrie et la construction.

Le rebond de l'économie au premier trimestre est le plus vigoureux depuis le printemps 2013, quand le PIB avait enregistré une hausse révisée à 0,8% (contre 0,7% dans les précédentes estimations) sur trois mois.

Il se compare à une croissance allemande de 0,3%, inférieure aux prévisions et est d'autant plus fort que l'Insee a révisé en baisse de 0,1 point le PIB du troisième (à +0,2%) comme du quatrième trimestres 2014 (+0,0%).

CROISSANCE 2014 DIVISÉE PAR DEUX

La conséquence en est que la croissance de l'ensemble de 2014 en France a été divisée par deux par rapport aux précédentes indications pour s'inscrire à seulement 0,2%, contre 1,6% en Allemagne.

"On espérait un bon premier trimestre. Il est encore meilleur que prévu à cause de la variation des stocks des entreprises", a déclaré Axelle Lacan, économiste au Crédit agricole.

Celle-ci a contribué à hauteur de 0,5 point au PIB de la période, soit autant que la demande intérieure, et a permis de compenser la dégradation du commerce extérieur.

La demande a bénéficié d'un bond de 0,8% de la consommation des ménages alimenté par la hausse des dépenses en chauffage par rapport à une fin d'année 2014 particulièrement douce.

Les achats de voitures ont également dopé la consommation dans un contexte de hausse du pouvoir d'achat lié à la forte baisse des prix pétroliers.

Autre facteur positif, les investissements des entreprises ont atteint leur plus haut niveau depuis l'automne 2008 même si leur progression a été limitée à 0,2%. Ils restent toutefois sensiblement en deçà de leurs plus hauts d'avant-crise.

"Il y a là peut-être les prémisses d'une reprise cyclique, mais tout cela reste à confirmer", estime Axelle Lacan, en soulignant que les toutes dernières enquêtes de l'Insee sur la confiance des industriels sont décevantes s'agissant de leurs perspectives personnelles de production.

Pour le deuxième trimestre, l'économiste du Crédit agricole voit plutôt "un scénario de tassement de la croissance à la condition qu'il n'y ait pas un contrecoup trop fort de la variation des stocks".

Le PIB de la période pourrait atteindre, selon elle, 0,3%, le niveau anticipé pour l'instant par l'Insee comme par la Banque de France, dans la mesure où la hausse des investissements industriels prévue dans une enquête récente n'est pas attendue avant le second semestre.

La construction de logements reste le gros point noir de l'économie française et explique que les investissements des ménages restent sur deux années de baisse ininterrompue.

L'Insee a revu d'autre part la séquence de croissance des années 2012 et 2013 à 0,2% pour la première et 0,7% pour la seconde, contre 0,4% et 0,3% auparavant.

(Edité par Yves Clarisse)

Copyright © 2015 Thomson Reuters

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