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Club mediterranee : Bataille prolongée pour le Club Med dans un climat délétère

Bataille prolongée pour le Club Med dans un climat délétèreBataille prolongée pour le Club Med dans un climat délétère

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Alors qu'une nouvelle surenchère est attendue sur le Club Méditerranée, la bataille qui oppose le milliardaire chinois Guo Guangchang à l'italien Andrea Bonomi plonge le groupe de loisirs dans une ambiance délétère.

Fosun et ses alliés vont surenchérir et souhaitent coter le groupe à Hong Kong ainsi qu'au Brésil, a déclaré à la presse Nelson Tanure, partenaire du conglomérat chinois dans son OPA sur le Club.

"Nous avons l'intention de lever des fonds à Hong Kong et Sao Paulo", a déclaré le financier brésilien au Financial Times, ajoutant que Gaillon II, le véhicule d'investissement de la holding chinoise Fosun, "allait faire une nouvelle offre" et était en discussions avec deux nouveaux partenaires potentiels.

La cotation du groupe serait maintenue à Paris et Gaillon souhaiterait conserver une participation de 51% dans l'entreprise après la mise en Bourse.

Une porte-parole de Gaillon n'a pas souhaité commenter ces déclarations, indiquant simplement que Fosun étudiait toujours la situation.

Le Club Med fait l'objet d'une bataille acharnée entre Fosun et l'homme d'affaires Andrea Bonomi, qui vient de riposter en offrant de racheter le groupe au prix de 24 euros par action, pour une valorisation de 915 millions d'euros.

Le marché parie quant à lui sur une nouvelle surenchère, le titre Club Med se traitant depuis la dernière offre au-dessus de 24 euros.

Il s'échange à 24,80 euros à 14h50, en hausse de 1,64%, signant une progression de 42% depuis le début de l'année et de 80% par rapport à son cours de clôture (13,8 euros) établi la veille du lancement de la première offre de Fosun, faite en mai 2013 au prix de 17,00 euros.

DISSENSIONS EN INTERNE

En interne, cette bataille d'OPA qui dure depuis la fin du mois de juin, date de la première contre-offre du financier italien génère des tensions.

Inquiets des conséquences sur l'emploi d'une série de surenchères qui ont porté la valorisation du groupe d'environ 541 millions d'euros en mai 2013 à 915 millions aujourd'hui, les syndicats sont divisés.

Le groupe emploie 23.000 personnes dans le monde (y compris les employés saisonniers), dont 4.000 en France.

Force ouvrière, majoritaire - qui s'était prononcé contre le projet d'OPA de Fosun en octobre - affiche ses craintes pour l'emploi. "Nous ne sommes pas pour un camp ou pour un autre. Nous voulons des engagements sur l'emploi", a déclaré à Reuters Dejan Terglav, secrétaire général de la fédération FO de l'hôtellerie.

L'Unsa a clairement pris le parti d'Andrea Bonomi, redoutant une prise de contrôle chinoise du groupe et une focalisation de son développement en Chine et au Brésil, tandis que la CFTC affiche son soutien à Fosun.

Mercredi, FO comme l'Unsa ont violemment dénoncé la campagne de publicité du Club affichant le soutien de certains GO (gentils organisateurs) et GE (gentils employés) au management et à l'offre de Fosun, à laquelle les dirigeants sont associés.

L'Unsa évoque "une manipulation des salariés via des mails envoyés aux GO et aux GE" de la part d'une direction qui "abuse de sa position pour les intimider". FO dénonce une "désinformation visant à prouver à Fosun que l'équipe dirigeante a le soutien de tous".

Ulcéré par l'annonce d'une nouvelle surenchère d'Andrea Bonomi le 5 décembre, le jour même où le Club inaugurait en grande pompe son nouveau village 4 tridents de Val Thorens (Savoie), le management a publié mardi dans la presse un communiqué dans lequel des GO et GE lui apportent leur soutien.

Sur une demi-page dans Les Echos, ils lancent un appel aux pouvoirs publics : "Ne laissez pas faire!" tandis qu'une vidéo postée sur Youtube vante les mérites de la stratégie contestée par Andrea Bonomi.

Le Club, qui n'a pas versé de dividendes depuis 2000 et a accusé une nouvelle perte nette en 2013-2014, vient de faire savoir que la rémunération variable de son PDG Henri Giscard d'Estaing avait été fixée à 518.895 euros au titre de 2014, "compte tenu d'une performance individuelle évaluée à 91% des objectifs fixés" et "d'une performance du groupe de 68%".

L'Autorité des marchés financiers a donnée à Fosun jusqu'au 19 décembre, 18h00, pour une nouvelle offre.

(Avec Dominique Vidalon, édité par Dominique Rodriguez)

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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