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Cellectis : "le marché mondial potentiel de la transfusion sanguine est énorme"

(Tradingsat.com) - Après une année boursière 2010 difficile, Cellectis a commencé à regagner la confiance des investisseurs au premier trimestre 2011. L'action du spécialiste du génome affiche une progression de plus de 15% depuis le 1er janvier, soutenue par une série d'annonces dans des domaines clés et innovants des sciences du vivant.

Le lancement fin février d'une offre basée sur les TAL nucléases, des « ciseaux à ADN » spécifiques destinés aux chercheurs, a été très apprécié. Puis Cellectis et l'Etablissement Français du Sang ont annoncé le démarrage opérationnel de StemRed, un programme de production de globules rouges à partir de cellules souches. L'annonce, le 5 avril, d'un accord avec la Caisse des Dépôts et Consignation, sur le capital de la filiale dédiée Ectycell, confirme les ambitions de Cellectis dans les cellules souches.

« Les cellules souches sont des cellules qui ont la propriété de se différencier en n'importe quel type de cellule de l'organisme, des cellules, de peau, de foie, du cœur, des neurones… », rappelle Marc Le Bozec, le directeur financier de l'entreprise, contacté par Tradingsat.com.

Avec les moyens conférés par l'augmentation de capital annoncée, Cellectis souhaite construire la première banque au monde de cellules souches iPS (Induced Pluripotent Stem cells) à usages industriels d'ici 2015.

Le suffixe « iPS » est déterminant. En effet, les cellules souches iPS « sont des cellules adultes reprogrammées pour retrouver les mêmes potentialités que les cellules souches embryonnaires  », explique le dirigeant. La technologie a été mise au point par un chercheur japonais, et immédiatement adoptée sous licence par Cellectis, qui a tout de suite compris son aspect révolutionnaire. « Elle permet de s'affranchir du problème éthique et de celui des volumes : les cellules souches naturelles ne sont présentes que dans les embryons surnuméraires pour la fécondation in vitro et dans le sang de cordon ombilical ».

« C'est donc une technologie tout à fait complémentaire à la technologie de modification de l'ADN de Cellectis, qui permet justement l'insertion, la correction ou bien l'inactivation d'un gène. Il est ainsi possible d'orienter la cellule devenue souche vers un type de tissus précis ». Preuve de cette complémentarité, « de la même façon que leur technologie nous intéressait, les japonais souhaitaient également entrer en contact avec nous », rapporte Marc Le Bozec. Un accord de recherche a donc été conclu dans cette perspective avec l'Université de Kyoto.

La banque de cellules souches iPS que Cellectis souhaite construire, à partir de milliers de personnes auprès desquelles seront recueillies des cellules adultes, vise à offrir des solutions inédites pour l'évaluation de la toxicité et de l'efficacité de nouveaux médicaments et produits cosmétiques. « Par exemple, il sera possible de fabriquer à volonté des cellules de cœur et de faire des études de toxicité d'un nouveau médicament sur ces cellules. L'accès à la diversité génétique de milliers de personnes sera possible immédiatement, alors qu'il faut à l'heure actuelle attendre la phase III du développement clinique », explique le dirigeant.

Même chose dans le domaine cosmétique où « il sera possible de tester des principes actifs de produits afin d'identifier des toxicités sur des types de peau particuliers ou de constater au contraire qu'un produit réagit bien sur une population ».

Mais la construction de cette banque ne constitue que le premier enjeu du développement de Cellectis dans les cellules souches. « Le deuxième enjeu est la production de globules rouges à partir de cellules souches iPS – c'est le programme StemRed » annoncé il y a quelques semaines, souligne Marc le Bozec.

Le but est de fabriquer des globules rouges à partir de ces fameuses cellules souches iPS, en grande quantité, alors que « le processus fonctionne aujourd'hui [déjà] à l'échelle de la paillasse », pour pouvoir fournir le marché de la transfusion sanguine. Selon le directeur financier de Cellectis, « le marché mondial potentiel est énorme », 80% de la population mondiale n'ayant pas accès à la transfusion.

F.B.

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