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Cellectis : Cellectis veut devenir un des leaders de la biotechnologie

Cellectis veut devenir un des leaders de la biotechnologieCellectis veut devenir un des leaders de la biotechnologie

par Noëlle Mennella et Caroline Jacobs

PARIS (Reuters) - Cellectis veut réaliser des acquisitions dans chacun de ses domaines d'activité afin de pouvoir commercialiser lui-même les produits issus de sa technologie de chirurgie du génome.

Lors du sommet des biotechnologies organisé par Reuters André Choulika, directeur général, et Marc Le Bozec, directeur financier, ont précisé que Cellectis recherchait de sociétés ou des actifs pour accélérer le développement de ses marchés.

L'objectif de l'entreprise, née en 2000 par scission de l'Institut Pasteur, est de devenir dans les cinq prochaines années un des leaders européens de la biotechnologie.

Cellectis conçoit et commercialise des protéines qui agissent comme des ciseaux élaborés pour couper une zone précise dans l'ADN. Cette technique est appliquée dans la santé humaine (maladies génétiques), la bioproduction (bactéries, cellules animales), l'agrochimie et les outils de recherche.

Dans le but de réussir sa mutation vers un groupe fabriquant ses propres produits, Cellectis a créé quatre divisions spécifiques à chacun de ses métiers et veut réaliser des acquisitions dans quasiment chacun d'eux.

2011 POURRAIT ÊTRE UNE ANNÉE CHARNIÈRE

"On a des cibles dans le domaine de la recherche, dans le domaine des plantes, dans le domaine des cellules souches et dans le domaine thérapeutique. L'enjeu, c'est de faire passer Cellectis d'une entreprise de technologie à un groupe de produits de biotechnologie", déclare ainsi Marc Le Bozec.

"On a une vingtaine de sociétés dans le radar, soit européennes, soit nord américaines", a ajouté André Choulika.

Dans ce contexte, les dirigeants de Cellectis considèrent donc que "2011 pourrait être une année charnière dans le domaine de la croissance externe", même s'ils ajoutent que rien n'est fait pour l'instant dans ce domaine.

Cellectis dit avoir déposé a une quinzaine d'offres de rachat au cours des 18 derniers mois, dans le domaine des cellules souches et de la distribution d'outils aux chercheurs, mais aucune d'elles n'a abouti car leur montant, situé entre un et 20 millions d'euros, a été jugé trop faible.

Prié de dire si la société pourrait envisager un appel au marché pour mettre davantage d'argent sur la table, André Choulika a dit qu'une telle hypothèse n'était pas exclue si la cible convoitée présentait une "très forte complémentarité et un effet synergique" avec la technologie de Cellectis et si in fine elle permettait de créer "un acteur de référence européen ou même mondial dans un secteur particulier pour une filiale".

Cellectis compte en outre signer des accords pour valoriser son portefeuille de brevets. La société pense pouvoir conclure "un ou deux accords" d'ici à la fin de l'année pour permettre à de grands groupes d'y accéder.

UNE BANQUE DE CELLULES SOUCHES

Cellectis a déjà noué des partenariats avec des groupes comme Merck, AstraZeneca, Regeneron, BASF et Monsanto), qui utilisent ses brevets.

Le groupe est par ailleurs en train de constituer une banque de cellules souches qu'elle envisage de mettre à la disposition des laboratoires pharmaceutiques et de groupes de cosmétiques pour qu'ils puissent tester la toxicité de leur produits en évitant de passer par des essais sur des animaux.

La société, qui a perdu huit millions d'euros en 2010 prévoit d'être à l'équilibre en 2012 ou 2013 et rentable de façon pérenne par la suite.

Elle envisage de doubler voire de tripler chaque année le chiffre d'affaires de Cellectis Bioresearch, sa filiale spécialisée dans la personnalisation des génomes, qui devrait être à l'équilibre en 2012. En 2010 les ventes de Cellectis Bioresearch se sont élevées à 850.000 euros.

Enfin, prié de dire si un rachat de Cellectis était envisageable, André Choulika répond : "Tout est une question de prix. Ce n'est actuellement pas du tout la stratégie de la société mais c'est absurde de dire que ça ne peut pas être le cas."

Cellectis, qui a été introduite en Bourse en 2007 au cours de 10,25 euros, a clôturé jeudi à 8,44 euros (-1,86%) donnant une capitalisation boursière de quelque 100 millions d'euros. Elle a gagné 14% depuis le début de l'année après avoir perdu 28,6% l'an dernier.

Avec la contribution de Catherine Monin édité par Benjamin Mallet

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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