Bourse > Casino guichard > Casino guichard : Casino veut évincer diniz et houzé de son conseil
CASINO GUICHARDCASINO GUICHARD CO - FR0000125585CO - FR0000125585
41.440 € -1.38 % Temps réel Euronext Paris
41.950 €Ouverture : -1.22 %Perf Ouverture : 42.120 €+ Haut : 41.440 €+ Bas :
42.020 €Clôture veille : 440 806Volume : +0.40 %Capi échangé : 4 600 M€Capi. :

Casino guichard : Casino veut évincer diniz et houzé de son conseil

tradingsat

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Casino a annoncé jeudi qu'il proposerait à ses actionnaires de ne pas renouveler les mandats d'administrateurs d'Abilio Diniz, son partenaire brésilien, et de Philippe Houzé, président du directoire des Galeries Lafayette en conflit ouvert avec le distributeur sur Monoprix.

Le distributeur ne remplacera qu'un des deux administrateurs et proposera la nomination de Sylvia Jay, présidente de L'Oréal au Royaume-Uni.

Casino et les Galeries Lafayette ont entamé un bras de fer juridico-financier en février, les deux groupes se déchirant sur

la valorisation de Monoprix, qu'ils détiennent à 50-50. (voir , et )

Dans un communiqué, le groupe de grands magasins, deuxième actionnaire de Casino, indique avoir pris acte de cette décision et réitère sa demande de respect du protocole d'accord signé avec le distributeur sur la fixation du prix de la participation des Galeries Lafayette dans Monoprix.

Les Galeries Lafayette ajoutent qu'elles demeureront actionnaires de Casino.

Abilio Diniz, président et actionnaire du distributeur brésilien Grupo Pao de Açucar (GPA), avait quant à lui tenté d'orchestrer en juin une fusion de GPA avec la filiale brésilienne de Carrefour, une initiative qui avait entraîné une vigoureuse contre-attaque de Casino, lié à l'homme d'affaires brésilien par un pacte d'actionnaires.

Après avoir été lâché par les pouvoirs publics brésiliens et à l'issue de plusieurs semaines de bataille judiciaire et médiatique, Casino l'avait finalement emporté, obligeant Abilio Diniz et Carrefour à renoncer à leur projet.

Dans un communiqué, Abilio Diniz dit "avoir défendu les intérêts de Casino pendant ces 12 dernières années (...) et s'attend à ce que Casino agisse de la même façon en tant qu'actionnaire de GPA." Il réaffirme qu'il entend conserver sa position de président du conseil de GPA.

La demande de non renouvellement d'Abilio Diniz témoigne de la défiance persistante entre le Brésilien et Jean-Charles Naouri, PDG de Casino.

Cette éviction du conseil intervient à un moment crucial pour Casino, qui entend prendre le contrôle de GPA en juin, conformément aux accords qui le lient à Abilio Diniz.

"Compte tenu de ce qui s'est passé au Brésil, Casino a peur d'un coup tordu et ne sait pas ce que peut lui préparer Abilio Diniz", estime un spécialiste de la distribution, qui a souhaité garder l'anonymat.

MÉFIANCE

Un analyste relève quant à lui que Casino "n'aurait pas mis 900 millions d'euros dans une entreprise (GPA, NDLR) durant l'été 2011 s'il ne craignait pas quelque chose. Il est donc monté dans GPA au maximum de ce qu'il pouvait faire".

"Il s'en méfie comme de la peste", ajoute-t-il.

A compter du 22 juin, Casino pourra exercer, en vertu d'un pacte d'actionnaires, une option d'achat sur une action Wilkes, la holding de contrôle de GPA - détenue aujourd'hui à 50-50 par Abilio Diniz et Casino - lui donnant de facto le contrôle du distributeur.

Par ailleurs, à la même date, Abilio Diniz disposera d'une option de vente portant sur 0,5% du capital de GPA qu'il peut choisir ou non d'exercer. L'exercice de cette option devrait coûter environ 10 millions de dollars à Casino.

L'homme d'affaires dispose aussi d'une autre option de vente à compter de 2014 sur la totalité du capital de GPA qui lui reste, à savoir 7,4%.

"Casino semble bordé juridiquement. Un pacte peut toujours se rompre, mais ça va aller devant les tribunaux et Diniz a perdu l'appui des pouvoirs publics brésiliens", commente le même analyste.

Casino a lancé le processus de sa prise de contrôle exclusif de GPA le 22 mars.

GPA, premier distributeur brésilien, est un actif crucial de Casino qui a axé sa stratégie sur le développement international.

A la fin 2011, les ratios d'endettement de Casino se sont dégradés (dette nette de 2,35 fois l'Ebitda, un chiffre supérieur à l'objectif de 2,2 fois que s'est fixé le groupe) avec les acquisitions de titres GPA et l'absence d'augmentation de capital prévue pour sa filiale thaïlandaise Big C.

Cette dernière vient de décider d'une opération limitée à moins de 100 millions d'euros sous forme de placement privé, au lieu des 600 millions attendus par Casino pour se désendetter.

Edité par Dominique Rodriguez et Danielle Rouquié

Copyright © 2012 Thomson Reuters


Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...