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Casino guichard : Casino promet du mieux en France mais reste vague sur le Brésil

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par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Casino a confirmé mercredi prévoir une forte amélioration de ses résultats en France en 2016 mais s'est refusé à toute indication sur l'évolution à attendre au Brésil, où la récession a plombé son exercice 2015.

Le distributeur promet pour cette année un spectaculaire redressement de sa rentabilité dans l'Hexagone, qui a souffert d'importantes baisses de prix dans ses hypermarchés Géant et son enseigne discount Leader Price.

Alors que le résultat opérationnel a reculé de 15% en France à 337 millions d'euros, pénalisé par une perte au premier semestre, Casino a redressé la barre en deuxième partie d'année et a confirmé prévoir un résultat de plus de 500 millions en 2016, objectif jugé très ambitieux par les analystes.

Pris en tenaille entre la chute de ses résultats au Brésil et le plongeon de son titre en Bourse en début d'année, le distributeur attaqué par le fonds Muddy Waters et menacé de dégradation de sa notation financière par Standard & Poor's a engagé un vaste programme de cessions d'actifs pour améliorer son bilan.

Il a réaffirmé mercredi que les quelque 4,0 milliards d'euros de produits de cessions attendus seraient affectés à la réduction d'une dette nette de 6,1 milliards d'euros.

Mais en vendant sa très rentable filiale thaïlandaise Big C, Casino voit son profil profondément modifié, avec un poids accru de la contribution de ses activités françaises, aux marges peu élevées, alors que le Brésil s'enfonce dans la récession.

Très attendu sur ses leviers de rentabilité en France, où la déflation sévit toujours, Casino a dit miser sur une reprise de ses ventes grâce aux baisses de prix déjà opérées, sur les synergies tirées de son alliance dans les achats avec Intermarché et sur des économies de coûts.

Pour 2016, il table sur une croissance de ses ventes en France de plus de 1,5% en comparable, après +1,9% en 2015.

RÉPONSE À MUDDY WATERS

Pour protéger sa trésorerie, Casino va réduire ses investissements en France à 300 millions d'euros, contre 500 millions en 2015 et 700 millions en 2014.

Répondant aux pressions du fonds Muddy Waters, qui a attaqué Casino pour manque de transparence, pile de dettes et ingénierie financière masquant la baisse de ses performances, le groupe a dévoilé le montant de la contribution de ses opérations immobilières à ses résultats en France.

Ces opérations ont compté pour près de la moitié de ce résultat (167 millions d'euros) en 2015 et devraient reculer à 66 millions en 2016.

"L'objectif en France paraît encore plus ambitieux compte tenu de moindres bénéfices attendus de l'immobilier", notent les analystes de Barclays, qui s'attendent à ce que Casino donne la priorité à la réduction de sa dette et à la protection de sa notation financière plutôt qu'à la dynamique de ses résultats.

Au Brésil, où le groupe a été plombé par la chute des ventes de sa filiale d'électronique Via Varejo et par des irrégularités comptables dans sa filiale de e-commerce, l'excédent brut d'exploitation de GPA a décroché de 45%.

Interrogé sur ses perspectives dans le pays, le PDG Jean-Charles Naouri a simplement réaffirmé qu'il disposait d'un très important potentiel de rebond.

Au total, le groupe a bouclé l'année sur un résultat opérationnel courant en chute de 35% à 1,446 milliard d'euros, un chiffre inférieur au 1,5 milliard qu'il anticipait en janvier, et sur un bénéfice net normalisé en recul de 26%.

Le dividende a été malgré tout maintenu à 3,12 euros.

Les analystes s'interrogent sur les moyens de désendetter Rallye, alors que S&P pointe les nécessaires remontées de dividendes pour servir la dette de la maison mère de Casino.

Après avoir cédé 44% en 2015 et être tombé à 34,38 euros en janvier, le titre Casino a regagné du terrain avec l'annonce de la cession de Big C. Il se traite à 47,055 euros (-1,3%) à 16h, contre 48,97 euros le 16 décembre, avant l'attaque de Muddy Waters.

(Edité par Dominique Rodriguez)

Copyright © 2016 Thomson Reuters


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