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Casino guichard : Casino plus ancré que jamais dans le long terme au brésil

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par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Casino, qui a vu ses résultats semestriels sauvés par l'international, entend plus que jamais prendre le contrôle du brésilien Grupo Pao de Açucar (GPA) en juin 2012 grâce à son option d'achat.

Le distributeur stéphanois, sorti vainqueur de son bras de fer au Brésil avec Carrefour, a balayé d'un large revers les hypothèses ayant circulé sur le marché concernant l'évolution du capital de GPA.

Assailli de questions d'analystes sur le sujet, le PDG de Casino, Jean-Charles Naouri, a évoqué des "ballons d'essais fantaisistes" destinés à "semer la confusion", et assuré que Casino n'était "pas acheteur d'actions (d'Abilio Diniz) qui ne sont pas à vendre" et que le groupe n'était pas davantage vendeur de sa part, "ni à Wall Mart ni à quiconque".

"Nous attendons depuis 13 ans de prendre le contrôle de GPA, nous n'allons pas vendre maintenant, a-t-il lancé.

Casino a contré avec succès la manoeuvre de son allié Abilio Diniz visant à fusionner GPA avec la filiale brésilienne de Carrefour, mais se retrouve aujourd'hui dans un face-à-face délicat avec l'homme d'affaires avec qui il partage le contrôle opérationnel de GPA via la holding Wilkes.

Jean-Charles Naouri s'est aussi voulu rassurant sur le management de GPA, estimant que ce dernier était "parfaitement concentré sur les performances" du groupe et avait "d'excellentes relations" avec Casino.

Il n'a pas voulu répondre aux questions concernant ses relations avec Abilio Diniz, indiquant simplement que les procédures arbitrales à son encontre seraient poursuivies et qu'il n'envisageait pas de demander sa révocation de son poste de président non exécutif de GPA.

FORTE BAISSE DES MARGES EN FRANCE

Plus que jamais, l'importance du relai de croissance que constituent les pays émergents s'est illustrée dans les chiffres du groupe. Le résultat opérationnel courant (+5,6% à 571 millions d'euros, en léger retrait par rapport au consensus de 580 millions) a été sauvé par l'international, qui compte pour 53% de la performance, et dont le résultat a grimpé de 55% à 301 millions, dopé par les acquisitions au Brésil et en Thaïlande.

A l'inverse, le résultat a chuté de 22% en France à 271 millions, plombé par un environnement concurrentiel particulièrement rude. Dans l'Hexagone, la marge (en baisse d'un point à 3,0%) a particulièrement souffert des baisses de prix consenties chez Franprix et Leader Price.

Mi-juillet, Carrefour a averti que son résultat opérationnel chuterait de 23% au premier semestre.

Jean-Charles Naouri a cependant estimé que les performances en France se redresseraient au 2e semestre grâce aux baisses de coûts et aux gains réalisés sur les achats et a dit avoir bon espoir que l'opérationnel retrouve en 2011 son niveau de 2010.

Il s'est aussi dit "confortable" avec le consensus des analystes anticipant un résultat de 1,5 milliard d'euros pour le groupe en 2011, hors coût de la montée au capital de GPA.

Ces prévisions, jugées rassurantes par les analystes, ont permis au titre de se redresser à la Bourse de Paris.

Après des débuts en baisse, il gagnait 1,5% à 64,28 euros vers 14h50 dans un marché en repli de 1,05%.

Les ventes ont progressé de 7,1% en croissance organique au premier semestre à 16,14 milliards d'euros, un chiffre proche du consensus des analystes (15,98 milliards), signant une accélération à +7,8% au deuxième trimestre (hors essence).

A l'international, la croissance a atteint 15% au deuxième trimestre et en France, où le groupe a légèrement accru sa part de marché (+0,2 point), les ventes ont bien résisté (+3,2%).

L'endettement net a grimpé à 6,78 milliards d'euros, sous l'effet de l'acquisition de la filiale thaïlandaise de Carrefour et de la montée au capital de GPA opéré en pleine bataille pour le contrôle du distributeur brésilien.

Aussi, Casino a porté à plus d'un milliard d'euros son objectif de cessions d'actifs, contre 700 millions auparavant, 680 millions ayant déjà été engagés.

Edité par Matthieu Protard

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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