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Carrefour : Carrefour veut croire à ses objectifs 2011

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par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Carrefour, qui anticipe une chute de 23% de son résultat opérationnel au premier semestre en raison de ses mauvaises performances en France, veut croire à son objectif de croissance de ses résultats sur l'ensemble de l'année 2011.

Le deuxième distributeur mondial table désormais sur un résultat opérationnel courant de 760 millions d'euros au premier semestre, contre 989 millions un an auparavant hors Dia, le spécialiste du maxidiscount mis en Bourse début juillet.

Malgré cette baisse, souvent supérieure aux attentes des analystes, le groupe a indiqué que ses équipes étaient "mobilisées autour de l'objectif fixé de faire croître ses ventes et son résultat opérationnel".

Après un avertissement sur son résultat opérationnel en France, lancé fin juin, beaucoup d'analystes avaient estimé que cet objectif était hors de portée, nombre d'entre eux tablant sur une baisse comprise entre 4% et 5%.

"La 'guidance' est quand même affaiblie dans sa formulation", observent les analystes de Jefferies, dans une note, disant tabler sur un recul du résultat opérationnel annuel de 2%.

Un trader souligne pour sa part que "dans tous les cas, un Ebit, même stable, n'est plus envisageable".

Le groupe, qui vient de voir son projet de rapprochement avec le brésilien Grupo Pao de Açucar tué dans l'oeuf, a fait état d'un chiffre d'affaires de 22,4 milliards d'euros au deuxième trimestre, affichant une hausse de 1,6% à taux de changes courants et de 3,0% à changes constants.

LA BATAILLE DE LA FRANCE

A données comparables, hors essence et ajustées de l'effet calendaire, les ventes accusent cependant un repli de 0,2%, plombées par de mauvaises performances en France et dans les pays européens matures (à l'exception de la Belgique).

Elles sont en revanche restées dynamiques dans la plupart des pays émergents, en particulier au Brésil (+7,1% en comparable) ou en Argentine (+17,4%) mais se sont révélées décevantes en Chine, où elles sont restées stables.

Ces chiffres, proches des attentes, n'ont guère surpris les analystes qui se focalisaient surtout ce matin sur l'abandon par Abilio Diniz de son projet brésilien.

Après une baisse de 3% en ouverture, le titre Carrefour limitait son recul à 0,9% à 21,79 euros à la Bourse de Paris vers 9h25, dans un marché en repli de 0,3%.

En France, où le groupe bataille pour regagner des parts de marché, le chiffre d'affaires est ressorti en hausse de 1,6% à changes constants et de 0,3% en données comparables hors essence. Mais celui des hypermarchés, toujours à la traîne, a reculé de 3,3% en comparable (hors essence et ajuste de l'effet calendaire).

Carrefour, qui a récemment remplacé son patron pour la France avec la nomination de Noël Prioux, a annoncé le lancement d'un plan de retournement passant par une révision de ses programmes de promotions et de fidélité - trop coûteux - et des prix "plus bas, en permanence" offerts à ses clients.

La question des prix est centrale pour les distributeurs qui se livrent à une concurrence féroce pour gagner des parts de marché. En France, Carrefour s'est trouvé pris en tenaille au printemps après avoir relevé ses prix d'environ 2% alors que ses concurrents comme Auchan ou Leclerc n'ont pas suivi.

VOLTE-FACE BRÉSILIENNE

Concernant Carrefour Planet, le nouveau format d'hypermarchés sur lequel le groupe compte pour redresser ses performances, Carrefour a indiqué que les magasins tests continuaient de connaître des croissances à deux chiffres.

Au Brésil, le projet de rapprochement des activités brésiliennes du groupe avec celles du distributeur Pao de Açucar (GPA), qui avait déclenché les foudres de Casino, partenaire historique de GPA, a été suspendu par son initiateur, le président de GPA Abilio Diniz.

Dans une surprenante volte-face, l'homme d'affaires a fait savoir dans la nuit qu'il suspendait le projet - qui ne bénéficiait plus du soutien des autorités brésiliennes - alors qu'il lui avait confirmé son soutien quelques heures plus tôt après un vote d'opposition massif du conseil de Casino.

"Le marché craint que le Brésil ne rejoigne la série des faux espoirs donnés par le groupe au cours des dernières années", remarque Hervé Mangin, gérant chez Axa IM.

Avec Juliette Rouillon, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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