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Carrefour : Carrefour & blue capital sous la pression de knight vinke

Carrefour & blue capital sous la pression de knight vinkeCarrefour & blue capital sous la pression de knight vinke

par Pascale Denis et Mark Potter

PARIS/LONDRES (Reuters) - La direction de Carrefour et les deux grands actionnaires du distributeur, les fonds Colony et Groupe Arnault, vont devoir faire face aux pressions d'un nouvel arrivant, l'américain Knight Vinke, opposé aux projets de scission du groupe français.

Knight Vinke, qui détient plus de 1% du capital de Carrefour, s'oppose au projet de scission d'une partie de la filiale foncière (Carrefour Property) et de la totalité de la filiale de hard discount (Dia) du deuxième distributeur mondial.

"Nous confirmons parler à de grands actionnaires de Carrefour pour recueillir leur opinion concernant les projets récemment annoncés par Carrefour", a déclaré à Reuters mercredi un porte-parole du fonds, confirmant une information du magazine Challenges faisant état de l'opposition du fonds à la stratégie du groupe (voir

Interrogé, Carrefour s'est refusé à tout commentaire.

Amundi, qui détenait fin 2010 0,76% du capital de Carrefour selon des données Reuters, a confirmé de son côté avoir été contacté par Knight Vinke.

"En regardant l'historique de Knight Vinke, on voit qu'il a eu un certain succès quand il a voulu influer sur la stratégie des groupes dans lesquels il était entré", commente un analyste qui a souhaité garder l'anonymat.

Le fonds activiste américain a révélé détenir sa participation juste une semaine après l'annonce d'un projet de scission de Carrefour mal accueilli par les investisseurs.

Pour contrer les plans de Carrefour, il lui faudra, selon les calculs des analystes, convaincre environ 25% des actionnaires du groupe, en faisant l'hypothèse qu'environ 75% des votants sont représentés en moyenne en assemblée générale extraordinaire et qu'il faut obtenir le tiers des votes pour faire capoter le projet.

L'assemblée générale de Carrefour aura lieu le 21 juin.

UN FONDS ACTIF DANS D'AUTRES AFFAIRES

Knight Vinke a pour tactique d'acquérir de petites participations dans de grands groupes pour ensuite persuader les actionnaires de changer la stratégie de l'entreprise concernée.

Il a déjà fait pression sur le groupe bancaire HSBC et a contribué à la scission et l'introduction en Bourse de Suez Environnement pour faciliter la fusion entre GDF et Suez.

Après deux profits warning successifs, le numéro deux mondial de la distribution derrière l'américain Wal Mart était depuis des mois sous la pression de Blue Capital, la structure regroupant les deux grands actionnaires du groupe, le fonds Colony et le groupe Arnault, holding familiale de Bernard Arnault, PDG de LVMH (qui détiennent 14% du capital et plus de 20% des droits de vote), pour externaliser de la valeur.

Les dividendes exceptionnels versés aux actionnaires à l'occasion de la scission atteindront, selon Carrefour, 4,09 milliards d'euros.

Actionnaires de référence du groupe depuis mars 2007, Colony et Groupe Arnault ont acquis leur participation pour un prix moyen évalué à environ 47 euros par action, un niveau encore très supérieur au cours actuel du titre, et auquel s'ajoute le coût de la dette contractée pour financer leur participation.

Le projet de mise en Bourse de 25% de Carrefour Property et de la totalité de Dia, annoncé le 2 mars, a été sanctionné par le marché. Les investisseurs s'interrogent sur le bien-fondé d'une opération voulue par les principaux actionnaires et sur les marges de manoeuvre dont dispose le groupe pour mener à bien son plan de redressement.

Le titre Carrefour se traite à 31,7 euros mercredi à la Bourse de Paris, enregistrant une hausse de 2,4% depuis le début de l'année, pour une capitalisation boursière de 21,5 milliard d'euros. Depuis l'annonce du projet de scission, le titre a abandonné 9,6%.

Avec la contribution d'Alexandre Boksenbaum-Granier

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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