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Bouygues : Orange renonce à racheter Bouygues Telecom, la Bourse déçue

Orange renonce à racheter Bouygues TelecomOrange renonce à racheter Bouygues Telecom

par Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Orange a exclu mercredi de prendre part à une opération de consolidation sur le marché français des télécoms, renonçant à racheter la division télécoms en difficulté du groupe Bouygues.

Cette annonce, qui constitue une demi-surprise au regard des déclarations récentes des acteurs concernés, pèse sur l'ensemble des valeurs du secteur en Bourse alors que la perspective d'un retour rapide à trois acteurs sur le marché du mobile s'éloigne.

"Le statu quo est de retour au moins pour quelques mois probablement", estime Stephane Beyazian, analyste à Raymond James Euro Equities, dans une note.

A 13h30, l'action d'Orange perd 3,26%, plus forte baisse de l'indice CAC 40, tandis que Bouygues cède 3,11% et Iliad 3,41%.

L'opérateur historique avait fait savoir en mai qu'il étudiait les possibilités offertes par une recomposition du secteur, et des sources avaient déclaré à Reuters qu'Orange discutait avec Bouygues Telecom de l'opportunité d'un rapprochement.

Depuis, des dirigeants du numéro un français des télécoms comme ceux de Bouygues Telecom ont fait savoir que ces discussions n'avaient pour l'heure pas abouti.

Mardi soir, le PDG de Bouygues Martin Bouygues a lui-même déclaré qu'il n'existait "rien de concret" concernant une possible consolidation impliquant sa filiale.

"Orange a exploré les possibilités de participer à une opération de consolidation du marché français des télécoms, et juge que les conditions que le groupe avait fixées ne sont pas réunies aujourd'hui pour y donner suite", déclare la société dans un bref communiqué.

Dans un entretien au site d'information La Tribune, le PDG d'Orange Stéphane Richard explique que les discussions ont achoppé sur le prix demandé par Bouygues pour sa filiale, confirmant des informations rapportées en début de matinée par une source au fait du dossier.

Plusieurs personnes avaient précédemment indiqué à Reuters que Martin Bouygues avait évoqué un montant de 7,5 à 8 milliards d'euros en préalable aux discussions pour la filiale qu'il a créée il y a vingt ans.

LA BALLE REVIENT DANS LE CAMP DE BOUYGUES ET ILIAD

L'opérateur historique, qui avait publiquement exclu de participer seul à une consolidation en France, a par ailleurs échoué à trouver un terrain d'entente avec Iliad, l'autre prétendant possible pour un rachat de Bouygues Telecom, en vue d'élaborer une proposition commune, a indiqué le PDG.

"Les demandes de Bouygues étaient trop élevées et Iliad ne voulait pas aller suffisamment loin dans sa participation à une opération", dit-il à latribune.fr.

"Nous avions exclu dès le départ qu'Iliad se contente de reprendre uniquement le réseau et les fréquences comme dans l'accord signé avec Bouygues en cas de rachat de SFR."

Le PDG n'exclut pas une reprise des discussions dans quelques mois, tout en précisant qu'elles ne se feraient pas à l'initiative d'Orange.

Un montage à trois faisait partie des hypothèses en vogue au vu de la complexité d'une opération de rachat impliquant l'opérateur historique, dont la position de leader sur le marché du mobile et du fixe aurait nécessité de lourdes concessions pour obtenir le feu vert des autorités de concurrence.

La balle revient désormais dans le camp de Bouygues et Iliad, qui n'étaient pas joignables pour un commentaire.

"Il y a une pause mais nous estimons toujours la probabilité à 2 sur 3 d'un rachat de Bouygues Telecom", souligne l'analyste de Raymond James, en évoquant l'intérêt partagé des différents acteurs concernés par une consolidation.

Bouygues obtiendrait un prix nettement plus favorable pour sa filiale s'il peut inclure les synergies potentielles d'un rapprochement avec un opérateur concurrent, tandis que Free gagnerait en temps et en argent s'il pouvait mettre la main sur le réseau et une partie des fréquences de Bouygues Telecom.

"Bouygues et Iliad pourraient jouer la montre, chacun estimant qu'il a le temps de son côté dans les négociations pour obtenir un meilleur prix", ajoute l'analyste.

L'Etat français, qui détient 27% d'Orange, a quant à lui plusieurs fois plaidé pour un retour à trois opérateurs sur le marché du mobile, en vue de mettre un terme à la guerre des prix qui a pesé sur les revenus et les marges des acteurs du secteur.

(Avec Leila Abboud, édité par Dominique Rodriguez)

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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