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Bouygues : France Télécom voit le bout du tunnel, selon Stéphane Richard

France Télécom voit le bout du tunnel, selon Stéphane RichardFrance Télécom voit le bout du tunnel, selon Stéphane Richard

par Leila Abboud

BARCELONE (Reuters) - Stéphane Richard, le PDG de France Télécom, a bon espoir de stabiliser le résultat d'exploitation du groupe l'an prochain grâce aux réductions de coûts et à la fin attendue de la baisse des prix dans les communications mobiles en France.

Dans une interview, il reconnaît que les investisseurs sont sceptiques sur la capacité de l'opérateur à tenir ses engagements financiers mais estime qu'ils sous-estiment la détermination de France Télécom à réduire ses coûts.

"Nous pensons qu'il n'y aura plus de marge pour des baisses de prix dans le mobile en France au-delà de l'an prochain, et à partir de cette date nous pourrons mesurer l'impact de nos actions en matière de réductions des coûts", a-t-il dit à Reuters en marge du Mobile World Congress à Barcelone.

"Cela nous permettra de stabiliser l'Ebitda."

Le marché français a été secoué par l'arrivée de Free, le service à bas prix d'Iliad, qui a pris une part de marché de 7% depuis son lancement il y a un an.

France Télécom, SFR (groupe Vivendi) et Bouygues Telecom ont répliqué en baissant leurs tarifs, entraînant un recul de 13% des prix sur le marché des communications mobiles en 2012 selon le régulateur du secteur.

En réaction, SFR et Bouygues Telecom réduisent leurs coûts, y compris en supprimant des emplois.

France Télécom, qui reste détenu à 27% par l'Etat et compte toujours de nombreux ex-fonctionnaires parmi ses 105.000 salariés en France, compte sur les départs en retraite pour réduire ses effectifs de 30.000 personnes dans l'Hexagone d'ici 2020.

"Le groupe est engagé dans un effort intense pour réduire nos coûts. La majorité des économies proviendra du rétrécissement de nos effectifs en France", a déclaré Stéphane Richard.

Sept mille départs sont programmés d'ici la fin 2015, en partie grâce à un accord à temps partiel négocié pour les seniors. L'ex-monopole entend par ailleurs réduire ses coûts d'exploitation de 500 millions d'euros cette année.

LE DÉFI DE LA 4G

Malgré ces efforts, l'opérateur historique ne retrouve pas grâce auprès des investisseurs. Le titre a perdu 31% en 2012 et cède encore 13% depuis le début de cette année, à comparer à un recul de 1% pour l'indice sectoriel des télécoms en Europe.

Standard & Poors a placé la note du groupe sous surveillance négative mercredi en invoquant l'affaiblissement de ses perspectives cette année du fait de la France et de la Pologne.

Une décision sur un éventuel déclassement de la note sera prise dans les prochaines semaines, a ajouté l'agence de notation.

France Télécom est aussi sous la menace d'une décision que doit prendre l'Arcep, l'autorité française de régulation du secteur, d'ici le 19 mars au sujet de Bouygues Telecom.

Le troisième opérateur espère obtenir l'autorisation de lancer le très haut débit mobile (4G) à partir de la bande de fréquence de 1.800 MHz qu'il utilise actuellement pour la 2G, ce qui lui donnerait une longueur d'avance sur ses rivaux.

Stéphane Richard s'y oppose, du moins avant 2014.

"Si les autorités donnent leur feu vert, elles permettront à un acteur d'avoir une meilleure couverture 4G que les autres, et cela ne serait pas équitable", a-t-il souligné, en rappelant que les quatre opérateurs avaient payé 3,6 milliards d'euros pour les licences de téléphonie mobile de quatrième génération il y a deux ans.

France Télécom est en train de construire son réseau 4G et n'a lancé le nouveau service que dans une poignée de grandes villes. Il vise un taux de couverture de 30% du territoire national d'ici la fin de l'année.

Véronique Tison pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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