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Bouygues : Bouygues cherche d'autres investisseurs pour son offre sur SFR

Bouygues cherche d'autres investisseurs pour son offre sur SFRBouygues cherche d'autres investisseurs pour son offre sur SFR

par Matthieu Protard et Sophie Sassard et Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Bouygues poursuit sa contre-offensive sur SFR et recherche de nouveaux partenaires dans le but d'améliorer encore son offre de reprise à Vivendi, la maison mère de l'opérateur, a-t-on appris mercredi de deux sources au fait du dossier.

Le géant du BTP croit toujours en ses chances bien que Vivendi ait décidé il y a dix jours d'entrer en négociations exclusives avec son rival Numericable jusqu'au 4 avril.

Pendant toute cette période, Vivendi n'est pas censé discuter avec un autre acheteur potentiel.

"Nous voulons faire en sorte que cela devienne très compliqué pour eux (NDLR : Vivendi) de décliner notre proposition", a expliqué l'une des sources qui a requis l'anonymat.

Bouygues jette toutes ses forces dans la bataille pour mettre la main sur le numéro deux français du mobile avec lequel il espère marier sa filiale Bouygues Telecom, mal en point depuis l'arrivée de Free (Iliad) et ses prix cassés dans le mobile il y a deux ans.

Le groupe a relancé les hostilités la semaine dernière en relevant de 1,85 milliard d'euros la partie en numéraire de son offre portée à 13,15 milliards d'euros, soit 1,4 milliard de plus que l'offre concurrente.

La participation de Vivendi dans la future entité Bouygues Telecom-SFR a par ailleurs été abaissée à 21,5% grâce à l'implication de trois partenaires : la Caisse des dépôts et consignations, JCDecaux Holding, qui contrôle le groupe JCDecaux, et la famille Pinault. A eux trois, ils prendraient une participation représentant autour de 11,5%.

Bouygues veut maintenant aller plus loin en permettant à Vivendi de se désengager encore plus facilement du futur duo.

La société "est en train d'envoyer un dossier à un large spectre d'acteurs, de banques, d'assureurs et de sociétés de capital-investissements", a expliqué la première source.

"Désormais, nous sommes à la recherche de davantage d'investisseurs pour améliorer encore la partie en numéraire et offrir à Vivendi une sortie rapide", a-t-elle ajouté.

Interrogé sur les informations de Reuters, un porte-parole de Bouygues a déclaré que le groupe considérait que son offre actuelle était la mieux-disante.

ENGAGEMENTS SUR L'EMPLOI

"Bouygues, comme il l'a indiqué dans son communiqué de presse du 20 mars 2014, travaille de façon à donner l'option à Vivendi au closing, de vendre plus d'actions de la nouvelle entité si Vivendi le souhaite", a-t-il ajouté.

Altice et Vivendi n'ont pas souhaité faire de commentaire, réaffirmant simplement être en négociations exclusives.

Le 14 mars dernier, les membres du conseil de surveillance de Vivendi avaient rapidement tranché en faveur de Numericable dont l'offre avait alors été jugée la plus simple et la plus rapide à mettre en oeuvre, notamment pour passer l'examen de l'Autorité de concurrence.

Un rapprochement Bouygues Telecom-SFR bouleverserait la structure du marché français des télécoms en faisant passer de quatre à trois le nombre d'opérateurs mobile alors que le scénario concurrent aurait des conséquences plus limitées, Numericable n'ayant pas de réseau propre dans le mobile.

Pour parer à cet obstacle, Bouygues a également ajouté à sa proposition une clause prévoyant un dédommagement ("break up fee") de 500 millions d'euros dans l'éventualité où l'accord ne pourrait pas se concrétiser, ont indiqué les deux sources.

En parallèle, les discussions se poursuivent en interne entre les équipes de Vivendi et de Numericable qui propose au conglomérat 11,75 milliards d'euros en cash et 32% dans la nouvelle entité SFR-Numericable, ont indiqué trois personnes au fait de la situation.

Répondant aux interpellations des syndicats de SFR, le principal actionnaire de Numericable Patrick Drahi a pris l'engagement dans une lettre de maintenir les emplois pour une durée de 36 mois.

Le PDG de Bouygues Martin Bouygues s'est lui engagé, notamment par voie de presse, à ne pas recourir à des départs contraints ni à un plan de départs volontaires.

(Avec Leila Abboud, édité par Jean-Michel Bélot)

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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