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Bollore : Renault pourrait fabriquer à Dieppe des Bluecar Bolloré

Renault pourrait fabriquer à Dieppe des Bluecars pour BolloréRenault pourrait fabriquer à Dieppe des Bluecars pour Bolloré

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Renault et Bolloré ont annoncé jeudi un protocole d'accord dans les véhicules électriques qui pourrait déboucher sur la fabrication de Bluecar dans l'usine de Dieppe du groupe au losange.

La voiture de Bolloré, connue actuellement pour le système de libre-service francilien Autolib, était jusqu'ici intégralement assemblée en Italie dans une usine détenue initialement avec Pininfarina, designer du véhicule.

"Le développement attendu du nombre de Bluecar (...) et du modèle décapotable qui sera lancé en juin prochain, va entraîner la croissance de la production", ont indiqué les deux groupes dans un communiqué commun.

"Les deux groupes étudieront le transfert de certaines fabrications dans l'usine de Dieppe (Seine-Maritime) du groupe Renault ainsi que la fourniture par ce dernier de pièces et de composants."

Dieppe, la plus petite des usines de Renault, emploie 300 personnes environ et est spécialisée dans la production des modèles sportifs du groupe.

Si les volumes concernés devraient être minimes, du moins dans un premier temps, le projet avec Bolloré constitue une bonne nouvelle pour les sites français du constructeur, actuellement en situation de surcapacité chronique tant le marché européen est déprimé.

Le chef de l'Etat François Hollande l'avait d'ailleurs évoqué plus tôt dans la journée dans le cadre de son plan de réindustrialisation de la France.

HORS AUTOLIB, L'ÉLECTRIQUE PEINE À DÉCOLLER

Renault et Bolloré envisagent également de développer et de fabriquer conjointement une voiture électrique à trois places pour répondre à la demande des utilisateurs d'Autolib, puisque dans les trois-quarts des locations, la voiture embarque au maximum trois passagers.

Le partenariat entre les deux groupes ne concerne pas les batteries, sur lesquels tous deux ont choisi des chemins très différents.

Bolloré continue à utiliser des batteries "lithium-métal-polymère", dites solides, fabriquées notamment dans son usine bretonne et dont l'activité doit faire prochainement l'objet d'une introduction en Bourse partielle.

Pour ses propres véhicules électriques, assemblés à Flins, Maubeuge et en Espagne, Renault a opté de son côté pour des batteries liquides au lithium-ion dans le cadre de ses partenariats avec Nissan, NEC et LG.

Autolib a été lancé fin 2011 et exploite aujourd'hui 2.000 voitures Bluecar et 5.000 points de recharge à Paris et en banlieue parisienne.

Un service analogue doit être lancé en octobre à Lyon.

Renault a indiqué qu'il pourrait rejoindre le groupe Bolloré dans le capital du concessionnaire local du service, la société Bluely. La Compagnie Nationale du Rhône (CNR) a annoncé de son côté qu'elle entrerait à hauteur de 5% dans le capital de cette société dans le cadre d'un partenariat dans l'approvisionnement et le stockage d'électricité.

Autolib, qui doit aussi essaimer à Bordeaux, est un des rares succès d'un marché de la voiture électrique dont le déploiement auprès du grand public est beaucoup plus lent que prévu en raison d'infrastructures de recharge insuffisantes pour rassurer les automobilistes sur l'autonomie des véhicules.

Selon l'Association nationale pour le développement de la mobilité électrique (Avere), il ne s'est immatriculé en France en juillet et août que 900 voitures électriques, sur un marché de 250.000 véhicules sur les deux mois.

L'alliance Renault-Nissan, l'un des plus fervents avocats de cette technologie avec la Zoé et la Leaf, a commercialisé depuis le début du programme fin 2010 quelque 100.000 voitures électriques en total cumulé, et reconnu que l'objectif de 1,5 million de ventes en 2016 ne serait pas tenu.

Edité par Jean-Michel Bélot et Gwénaëlle Barzic

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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