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Bnp paribas act.a : Regain de confiance trop tardif pour peser dans les urnes

Marché : Forte hausse de la confiance des ménages en marsMarché : Forte hausse de la confiance des ménages en mars

PARIS (Reuters) - Les nouvelles plutôt encourageantes sur l'économie française s'accompagnent d'un début de retour de la confiance des entreprises comme des ménages, trop timide et trop tardif pour séduire des électeurs qui ont sévèrement sanctionné le gouvernement lors du premier tour des élections municipales.

La confiance des ménages s'est redressée de manière inattendue en mars, les Français faisant preuve de plus d'optimisme sur leur niveau de vie futur et se montrant un peu moins inquiets sur le chômage, selon des données publiées jeudi par l'Insee.

L'indicateur qui synthétise cette confiance est ressorti à 88, un niveau bien inférieur à sa moyenne de long terme de 100 mais en hausse de trois points par rapport à février et retrouvant son niveau de juillet 2012.

De quoi mettre un peu de baume au coeur de l'exécutif au lendemain de l'annonce d'une nette hausse du nombre de chômeurs en février avec un total record de 3.347.400 demandeurs d'emploi de catégorie A en France métropolitaine.

Le climat des affaires s'est lui aussi amélioré ce mois-ci, son indicateur global progressant d'un point par rapport à février et ressortant à 95. Il reste certes inférieur à sa moyenne de long terme qui se situe à 100 mais a retrouvé ce niveau depuis quatre mois dans l'industrie manufacturière.

Ce retour de la confiance va de pair avec des signes de redémarrage de l'activité. Le secteur privé a renoué avec la croissance au mois de mars, enregistrant son rythme d'expansion le plus élevé depuis deux ans et demi selon les premières estimations de l'enquête conduites auprès des directeurs d'achat des entreprises par l'institut Markit.

AMÉLIORATION DE LA COMPÉTITIVITÉ

La croissance avait accéléré à 0,3% au quatrième trimestre de l'année dernière, l'investissement des entreprises enregistrant même sa première progression depuis deux ans avec une hausse de 0,9% sur la période, qui a enregistré 15.000 créations nettes d'emploi dans le secteur privé, en grande partie grâce à l'emploi intérimaire.

Mais l'emploi intérimaire, considéré comme un indicateur avancé de la situation générale de l'emploi, a reculé en février pour le troisième mois consécutif, selon les données du baromètre Prism'emploi publié jeudi.

"L'horizon économique est loin d'être dégagé (...) mais l'amélioration de la compétitivité coût commence à faire sentir ses effets", relèvent les analystes d'Exane BNP Paribas, ajoutant que les réformes engagées par le gouvernement vont dans la bonne direction même si elles manquent d'audace et ne produiront leurs pleins effets que dans plusieurs années.

Le pacte de compétitivité et sa mesure phare, le Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE), que doit amplifier le pacte de responsabilité, visent notamment à améliorer la compétitivité-coût des entreprises françaises.

Le coût horaire du travail, qui additionne le salaire et les charges, a augmenté de 0,2% en France en 2013 contre 2,2% en Allemagne, selon les calculs réalisés par le centre d'observation économique COE-Rexecode qui implique le resserrement de l'écart entre les deux pays au CICE.

Pour les analystes d'Exane BNP Paribas, la faiblesse de la hausse des prix et la persistance d'un chômage élevé continueront d'alimenter les pressions désinflationnistes en France au cours des prochaines années.

Ils en attendent une amélioration des marges des entreprises qui pourraient remonter de trois points de pourcentage et retrouver leurs niveaux d'avant la crise financière à un horizon de trois à six ans, soutenant l'investissement.

Ils notent aussi que le marché du travail allemand devrait rester tendu jusqu'à la fin de la décennie, favorisant les hausses de salaires et une poursuite de la convergence des coûts salariaux unitaires entre l'Allemagne et la France.

Olivier Passet, économiste à l'institut Xerfi, met toutefois en garde contre cette stratégie de dévaluation interne à laquelle le France s'est ralliée sur le tard.

"La baisse des coûts se projette dans la baisse des prix de production de tous les pays européens de façon uniforme, entraînant l'ensemble des entreprises dans une spirale déflationniste", prévient-il.

"Cette spirale détruit l'avantage transitoire obtenu par tel ou tel pays sans véritable avantage en termes de part de marché comme en témoigne l'inertie du partage des exportations au sein de la zone euro", soulignant qu'au final la croissance, les entreprises et l'investissement seront les grands perdants de course aux moins-disants sur les prix.

(Marc Joanny, édité par Yves Clarisse)

Copyright © 2014 Thomson Reuters

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