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Bnp paribas act.a : Les banques occidentales ont supprimé 59.000 postes en 2014

Les banques occidentales ont supprimé 59.000 postes en 2014Les banques occidentales ont supprimé 59.000 postes en 2014

par Steve Slater

LONDRES (Reuters) - Les plus grandes banques européennes et américaines ont supprimé 59.000 postes en 2014 dans le cadre de programmes de restructuration et de réduction des coûts, et la baisse des effectifs devrait se poursuivre cette année en Europe, où le secteur est moins rentable qu'ailleurs.

Sous le double coup d'un ralentissement économique intervenu en 2013 et de la mise en place d'une régulation plus contraignante, les grands établissements de crédit ont mis l'accent sur leur rentabilité, ce qui s'est notamment traduit par des cessions ou des fermetures d'activité.

"Les vis continueront d'être serrées en termes d'effectifs", estime, surtout en référence aux banques de la zone euro, Aymen Saleh, directeur général des bureaux de Londres du Boston Consulting Group (BCG).

"Une poignée de banques mondiales ont vraiment fait l'effort d'envisager des réformes structurelles et ont sensiblement réduit leur base de coûts", ajoute-t-il. "Mais la majorité d'entre elles se sont serré la ceinture pour faire baisser des coûts sans vraiment modifier ni la manière dont elles fonctionnent ni leur modèle d'entreprise."

Les 18 plus grandes banques européennes ont supprimé 21.500 postes l'an dernier, après 56.100 suppressions en 2013, selon des données établies par Reuters. Les six plus grosses banques américaines ont procédé à 37.500 suppressions de postes en 2014 après 45.700 l'année d'avant.

Au total, ces 24 banques ont supprimé plus de 160.000 postes au cours des années 2013-2014. Les six banques américaines ont réduit leurs effectifs de 7,3% sur la période et les 18 banques européennes de 4,1%.

DEUXIÈME VAGUE

Aux yeux d'Aymen Saleh, les banques qui ne sont pas allées assez loin dans la restructuration pourraient devoir supprimer encore davantage de postes tandis que celles qui ont pris des mesures plus draconiennes sont peut-être en position d'embaucher dans certains domaines d'activité.

Une étude menée l'an dernier par le Fonds monétaire international (FMI) sur 300 grandes banques a montré que seuls 30% des établissements européens ont une structure leur permettant de délivrer des retours corrects à long terme, contre un ratio de 80% pour les prêteurs américains.

Dans la foulée de la crise financière de 2007-2009, le secteur bancaire a supprimé des dizaines de milliers de postes. La deuxième vague de réduction des effectifs a commencé en 2013 et pourrait être amplifiée par le recours croissant des consommateurs à des services bancaires en ligne.

"Dans un monde où il est plus difficile de croître, je suis plus convaincu que jamais que les coûts vont rester le champ de bataille stratégique de notre secteur pour les années à venir", a déclaré la semaine dernière Antony Jenkins, directeur général de Barclays.

La banque britannique a supprimé 7.300 postes en 2014, soit 5% de ses effectifs, dans le cadre d'un programme de réduction des coûts visant à économiser plus de 2,4 milliards de livres (3,3 milliards d'euros) par an.

Les plus importantes réductions d'effectifs sont intervenues au sein de banques basées aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Italie et en Espagne.

Certains grands noms du secteur ont toutefois embauché l'an dernier après avoir fortement taillé dans leurs effectifs en 2013, comme HSBC, Standard Chartered et BNP Paribas.

En raison de l'engouement pour des services bancaires en ligne et sur appareils mobiles, les banques ont tendance à fermer des agences, une évolution susceptible d'aller croissant au cours des prochaines années.

Dans une note de recherche publiée le mois dernier, les analystes de Citigroup ont estimé que cette évolution représentait un "risque élevé" pour 54% des emplois dans les services financiers.

(Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Véronique Tison)

Copyright © 2015 Thomson Reuters


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