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Bnp paribas act.a : Le risque d'une entrée de la France en déflation se renforce

Marché : L'inflation a ralenti en novembre en France, +0,3% sur un anMarché : L'inflation a ralenti en novembre en France, +0,3% sur un an

PARIS (Reuters) - Le ralentissement de l'inflation en France renforce l'hypothèse d'un risque de basculement de la deuxième économie de la zone euro dans la déflation, estiment jeudi des économistes.

L'Insee a annoncé que le rythme annuel de l'inflation avait ralenti en novembre à 0,3%, après 0,5% en octobre, et que l'inflation sous-jacente, qui exclut les prix volatils, était négative pour la première fois depuis que la série existe.

Selon Dominique Barbet, économiste chez BNP Paribas CIB, ce dernier indicateur "pose désormais la question de la déflation".

"En gardant à l'esprit que le taux d'inflation annuel reflète toujours l'impact de la hausse de la TVA début 2014, nous devons nous attendre à ce que le taux principal tombe en territoire négatif au début de l'année prochaine", ajoute-t-il.

Selon Marie-Pierre Ripert, économiste chez Natixis, "l'inflation française devrait tomber vers 0% en décembre".

"Nous prévoyons que l'inflation française sera négative au début de l'année prochaine (-0,1%/-0,2% en février)", ajoute-t-elle, sans employer le mot "déflation".

L'Insee définit la déflation comme "le gain du pouvoir d'achat de la monnaie qui se traduit par une diminution générale et durable des prix ; c'est une inflation négative".

"Déflation ? Voici la question du moment", commente pour sa part Philippe Waechter, chef économiste de Natixis Asset Management, sur Twitter.

La député socialiste Karine Berger, ancienne économiste chez Euler Hermes, estime qu'avec une inflation sous-jacente négative "la lutte contre la déflation doit être, désormais, notre priorité absolue. Au niveau européen et national".

PRESSION SUR L'INDICE EUROPÉEN

Le ralentissement de l'inflation en France fragilise l'évolution des prix dans toute la zone euro, un des indicateurs les plus surveillés par la Banque centrale européenne.

"Que cela soit absolument clair, nous ne tolérerons pas des déviations prolongées par rapport à la stabilité des prix", a déclaré son président Mario Draghi début décembre, en référence au niveau proche de 2% correspondant à la définition de la stabilité des prix selon la BCE.

Les chiffres de l'inflation en zone euro en novembre seront publiés le 17 décembre. La trentaine d'économistes interrogée par Reuters attend en moyenne une stabilité de l'indice des prix harmonisé sur un mois et un rythme annuel de +0,4%.

Selon l'Insee, le ralentissement de l'inflation en France en novembre s'explique en particulier par la baisse des prix des produits manufacturés et de l'énergie.

Sur le seul mois de novembre, les prix à la consommation ont reculé de 0,2%, après être restés stables en octobre.

L'indice des prix harmonisé IPCH permettant les comparaisons avec les autres pays de la zone euro a lui reculé de 0,2% sur le mois et atteint 0,4% sur douze mois, en légère diminution par rapport à octobre (+0,5%).

Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un taux d'inflation IPCH en recul de 0,1% sur un mois et en hausse de 0,5% sur un an.

L'indicateur d'inflation sous-jacente (hors tarifs publics et produits à prix volatils) recule de 0,1% par rapport à octobre et de 0,2% par rapport à novembre 2013. "C'est la première fois que l'inflation sous-jacente est négative depuis que la série existe (1990)", souligne l'Insee.

L'inflation hors tabac se situe elle à 0,3% en rythme annuel.

Le recul des prix à la consommation en novembre s'explique par la baisse de 0,3% des prix des produits manufacturés (-1,2% sur un an), celle de 0,6% des prix de l'énergie (-1,1% sur un an) -- un recul lié uniquement aux produits pétroliers (-2,7% et -5,1% sur un an) --, ainsi que par le repli saisonnier des prix des services (-0,1%, +1,5% sur un an).

(Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

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