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Bnp paribas act.a : Le G7 veut vite conclure de grands accords commerciaux

Le G7 veut vite conclure de grands accords commerciauxLe G7 veut vite conclure de grands accords commerciaux

par Robin Emmott

BRUXELLES (Reuters) - Le Groupe des Sept (G7) s'est engagé jeudi à mener à bonne fin diverses négociations en cours susceptibles de modifier radicalement le commerce international, et ce en dépit d'une opposition populaire qui va croissant.

Les négociations portent sur huit accords commerciaux qui représenteraient à eux seuls plus de 80% de l'économie mondiale mais qui dans les faits laissent de côté la Chine et la Russie et suscitent de vives protestations, surtout en Europe.

Associés à la tentative la plus ambitieuse de libéraliser les échanges commerciaux depuis l'échec des négociations de Doha, les chefs d'Etat et de gouvernement des Etats-Unis, du Japon, d'Allemagne, de France, de Grande-Bretagne, d'Italie et du Canada veulent créer un marché de près d'un milliard de personnes et établir des règles que le reste du monde risque de devoir suivre également.

C'est ainsi que le seul Pacte transatlantique sur le commerce et l'investissement négocié entre les Etats-Unis et l'Union européenne (UE) pourrait en théorie créer 100 milliards de dollars de PIB de plus de part et d'autre de l'Atlantique.

"Nous voulons finaliser (ces accords) le plus vite possible", explique le G7 dans un communiqué, à l'issue d'un sommet de deux jours à Bruxelles, auquel la Russie n'a pas été invitée à la suite de l'annexion de la Crimée.

Après une crise financière féroce, le G7 juge que ces accords sont un moyen relativement indolore de créer de l'emploi en supprimant les barrières auxquelles les entreprises sont confrontées et en intégrant davantage les économies.

MANIFESTATIONS MASSIVES

Le G7 est également impliqué dans des accords internationaux secondaires que la Chine veut intégrer pour libéraliser les services et supprimer les droits de douane sur les biens qui aident à faire face aux changements climatiques.

Mais toutes ces négociations suscitent une hostilité qui va croissant: un accord entre l'UE et le Canada, discuté depuis près de cinq ans, reste inachevé, tandis qu'un pacte entre les USA et le Japon qui incluent d'autres nations du Pacifique - le Trans-Pacific Partnership - bute sur l'agriculture.

"Il nous faut être bien plus convaincant en public sur les avantages du commerce", a dit le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso, admettant que certaines personnes se sentent totalement étrangères à ces préoccupations commerciales.

Le G7 est soucieux d'éviter que ne se répètent les manifestations massives qui avaient fait capoter les précédents négociations voici près de 10 ans.

Les opposants à un libre échange total affirment que les accords en question sont négociés en secret et ne profiteront qu'aux multinationales soucieuses de maximiser leurs profits.

Les partis d'extrême droite ou d'extrême gauche, qui ont brillé lors du dernier scrutin européen, sont unis dans leur opposition au Pacte transatlantique entre l'UE et les USA.

Ils veulent bloquer sa ratification au Parlement européen mais les partis européens traditionnels soutiennent un tel accord.

Beaucoup redoutent que cette libéralisation à outrance ne détruise l'emploi et les normes sociales, un souci dont le président François Hollande s'est fait l'écho, tandis qu'aux Etats-Unis mêmes, des membres du Parti démocrate ont durci leur opposition à ce traité.

Le ministre français des Finances Michel Sapin a estimé lui ce jeudi qu'un autre éléments - le contentieux entre BNP Paribas et l'administration américaine - "pourrait affecter" les négociations de ce traité.

(Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Nicolas Delame)

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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