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Bnp paribas act.a : La France ne crée pas assez d'emplois mais en supprime peu

La France ne crée pas assez d'emplois mais en supprime peuLa France ne crée pas assez d'emplois mais en supprime peu

PARIS (Reuters) - Le rebond des créations d'emploi en France dans le secteur privé en 2015 est sans doute insuffisant pour faire véritablement reculer le chômage mais il invite à relativiser la contre-performance française en matière d'emploi par rapport à des pays comme l'Espagne ou l'Italie.

Plus de 82.000 emplois ont été créés l'an passé dans le secteur privé en France, soit le total le plus élevé depuis la crise de 2008-2009, une grande majorité (60%) l'étant dans le secteur de l'intérim, selon les données révisées publiés jeudi par l'Insee.

La France demeure toutefois à la traîne par rapport à des pays comme l'Espagne ou l'Italie, où le dynamisme des créations d'emploi est souvent attribué à des réformes du marché du travail que Paris peine à conduire.

Entre le début 2014 et la fin 2015, la France a créé près de 200.000 emplois dont un peu moins de 60.000 dans le secteur privé, contre plus de 330.000 en Italie et près d'un million en Espagne.

Les créations d'emplois en France sont insuffisantes pour absorber la hausse de la population active, proche de 150.000 personnes par an.

Mais si les pays du Sud font mieux, c'est aussi parce qu'ils ont massivement détruit des emplois pendant la crise.

Et, en Espagne comme en Italie, l'emploi total reste inférieur au point haut d'avant la crise, de plus de 2,6 millions de postes en Espagne et de plus de 530.000 en Italie. En France, il est en revanche en hausse de près de 240.000 postes, ce qui a pu peser sur la dynamique de la productivité.

Le rebond des créations d'emploi dans le secteur privé l'année dernière a été largement alimenté par la progression du travail temporaire, qui s'est accélérée avec un quatrième trimestre plus dynamique que le troisième.

L'intérim, indicateur avancé de un à deux mois des variations du chômage, a toutefois fléchi en début d'année, sa croissance en glissement annuel s'établissant à +5,6% en janvier après +9,7% en décembre, selon les données publiées par Prism'emploi, la fédération des entreprises de l'intérim.

L'emploi dans l'intérim aurait donc reculé entre décembre et janvier de près de 17.000, de quoi fragiliser l'amélioration enregistrée sur le front du chômage au mois de janvier, relève Alexandre Mirlicourtois de Xerfi.

Pour Hélène Baudchon, économiste de BNP Paribas, il est possible que la baisse du chômage s'amorce véritablement en 2016 à la faveur d'un peu plus de croissance et du nouveau plan d'urgence pour l'emploi présenté en janvier, qui s'appuie sur de nouvelles facilités d'accès à l'apprentissage, une nouvelle prime à l'embauche dans les PME et un plan de formation de 500.000 chômeurs.

"La baisse du taux de chômage resterait toutefois d'ampleur limitée, -0,1 point, faute d'une croissance plus forte et du fait du renforcement attendu des gains de productivité", prévient-elle dans une note publiée la semaine dernière.

(Marc Joanny, édité par Yves Clarisse)

Copyright © 2016 Thomson Reuters


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