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Bnp paribas act.a : Clôture en baisse des marchés européens

Clôture en baisse des marchés européensClôture en baisse des marchés européens

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse assez prononcée lundi, plombées par un secteur bancaire qui n'est plus à la fête dans un contexte de tassement des rendements obligataires de part et d'autre de l'Atlantique, tandis que le marché pétrolier particulièrement volatil a poussé les investisseurs à rester sur la touche.

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 39,88 points (0,88%) à 4.510,39 points. Le Footsie britannique a cédé 0,60% et le Dax allemand 1,09%. L'indice EuroStoxx 50 a abandonné 1,04%, le FTSEurofirst 300 0,94% et le Stoxx 600 0,77%.

Wall Street est pareillement en recul au moment de la clôture des places européennes, mais plus modéré, en raison de prises de bénéfice après ses multiples records de la semaine passée.

L'indice Stoxx 600 des valeurs bancaires européennes a cédé 1,9%, plus forte perte sectorielle de la séance.

La déprime est particulièrement sensible pour les établissements italiens, ce qui explique que la Bourse de Milan ait subi une perte supérieure - de 1,81% - à celles de ses homologues européennes.

L'hypothèque du référendum constitutionnel du 4 décembre pèse de tout son poids sur les banques italiennes et en particulier sur Banca Monte dei Paschi di Siena qui a admis lundi que de lourds litiges, une trésorerie dégradée et l'éventualité de nouvelles dépréciations d'actifs figuraient parmi les multiples risques susceptibles de faire échouer son plan de redressement.

L'action de la banque toscane a chuté de 13,8% à 17,24 euros, portant son recul à 86% depuis le début de l'année.

Plusieurs banques italiennes figurent parmi les plus fortes baisses du jour. Intesa Sanpaolo a lâché 3,8%, plus fort recul de l'EuroStoxx 50, et UniCredit près de 5%, plus grosse perte du FTSEurofirst 300. En France, BNP Paribas a reculé de 2,62% et Société générale de 2,12%, les deux banques figurant dans les 10 plus fortes baisses de l'EuroStoxx 50.

BNP Paribas, Société générale et Crédit Agricole (-2,17%) forment aussi le trio de tête des pertes du CAC 40.

Cette situation explique que, alors que les rendements obligataires allemands se détendent, ceux de l'Italie augmentent, ainsi que d'un certain nombre d'autres pays de la zone euro, dont la France, creusant les spreads vis-à-vis des Bunds.

L'écart de rendement entre le papier à 10 ans allemand et italien était ainsi au plus haut depuis février 2014. Le spread de l'Autriche, où se déroulera une élection présidentielle dimanche, est au plus haut depuis février et celui des Pays-Bas depuis janvier, alors que le spread de la France culmine à son plus haut depuis mars 2014.

A l'inverse, le rendement du Bund à deux ans a touché un nouveau plus bas record de -0,76%.

Sur le marché pétrolier, les contrats du Brent et du WTI texan affichent des gains de plus de 2%, alors qu'ils en perdaient autant dans la matinée. Les traders disent que le marché restera heurté jusqu'à mercredi, lorsqu'il saura si les pays exportateurs de l'Opep et ceux non-Opep se sont mis d'accord sur une réduction généralisée de la production mondiale.

L'Opep souffle le chaud et le froid en la matière. L'Arabie saoudite déclarait dimanche que le marché se rééquilibrerait de toute façon en 2017 qu'il y ait intervention du cartel ou pas, et qu'en conséquence maintenir la production à ses niveaux actuels se justifierait.

Des experts ont dit lundi que des progrès avaient été accomplis dans les discussions, encore que des divergences subsistent pour les niveaux de production de l'Iran et de l'Irak.

Ces incertitudes tant politiques qu'économiques risquent fort de convaincre la Banque centrale européenne (BCE) de surseoir encore longtemps à tout allègement progressif de son programme d'assouplissement quantitatif.

Son président Mario Draghi l'a confirmé en déclarant que le Conseil des gouverneurs de la BCE étudierait le 8 décembre plusieurs options permettant de préserver le caractère très accommodant de sa politique monétaire.

Quant au dollar, il fléchit modérément face à un panier de devises de référence, marquant le pas, dans le sillage des rendements des Treasuries, après son envolée consécutive à l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis le mois dernier.

(Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Véronique Tison)

Copyright © 2016 Thomson Reuters


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