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Axa : La taxe à 75%, incompatible avec le business ?

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(Tradingsat.com) - Le PDG de L'Oréal s'oppose à une taxe de 75% sur les plus hauts salaires qui pourrait faire fuir selon lui les talents les plus prometteurs.

La perspective d'une taxe de 75% sur les plus hauts salaires n'en finit pas de faire couler de l'encre. Cette mesure phare de la campagne présidentielle de François Hollande, censée contribuer à combler le déficit du budget de l'Etat, suscite notamment de nombreuses interrogations de la part des hauts dirigeants, car elle pourrait avoir pour principale conséquence de rebuter de potentiels investissements sur le sol français.

Mais elle pourrait également réduire considérablement l'attractivité de la France aux yeux des talents les plus prometteurs. C'est en substance ce qu'affirme Jean-Paul Agon dans d'une interview au Financial Times. Si le gouvernement mène à bien son projet "symbolique" d'imposer les revenus dépassant le million d'euro annuel à hauteur de 75%, il sera "presque impossible" pour la France d'attirer les professionnels les plus compétents, estime en effet le dirigeant.

Jean-Paul Agon est pourtant l'un des seize grands dirigeants et investisseurs français à avoir signé l'année dernière une pétition appelant à la mise en place d'une taxe sur les hauts salaires, dans un élan de solidarité nationale, rappelle le Financial Times. "Je pense que dans des temps difficiles, les hauts salaires devraient être mis à contribution", réaffirme au quotidien anglais le dirigeant, dont le salaire a atteint au total 3,96 millions d'euros l'an dernier. Mais "clairement pas" au taux d'imposition envisagé de 75%.

Un taux d'imposition démesuré ?

Le patronat français estime également démesuré le taux souhaité par le Président. Fin août, la présidente du Medef, Laurence Parisot avait ainsi jugé sur RMC et BFM TV que la mesure était "contreproductive et dangereuse à terme". Plus récemment, la décision de Bernard Arnault de demander la nationalité belge, qui a provoqué un véritable tollé dans l'opinion française, a parfaitement cristallisé la crainte que ce nouveau niveau d'imposition n'envoie un message hostile aux investisseurs, souligne le quotidien britannique.

Huillard, à contre-courant

Face à la multiplication de ces réticences, François Hollande a envisagé de calmer le jeu en affirmant que ce taux d'imposition de 75% pourrait être temporaire, appliqué sur deux ans. Une disposition "acceptable" a jugé le patron de Vinci Xavier Huillard - à contre courant d'une grande partie du monde patronal - qui estime "naturel que chacun participe à l'effort commun, à hauteur de ses possibilités". Henri de Castries, le PDG d'Axa, qui confiait récemment au Financial Times ses craintes de voir la France devenir un lieu "à ce point hostile au business que cela en devienne insupportable", n'acquiescerait pour sa part probablement pas.

Le projet de loi des Finances 2013 doit être dévoilé demain en conseil des ministres, l'occasion pour le gouvernement de préciser les détails de cette promesse électorale.


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