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Axa : Henri de Castries quitte Axa après près de 17 ans à sa tête

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par Jean-Michel Belot et Maya Nikolaeva

PARIS (Reuters) - Axa a annoncé lundi le départ le 1er septembre prochain de son PDG Henri de Castries, depuis près de 17 ans à la tête du numéro deux européen de l'assurance, qui sera dirigé par un tandem franco-allemand.

Les fonctions de président et de directeur général seront scindées et Thomas Buberl, 43 ans, qui dirige actuellement les activités allemandes du groupe, occupera le poste de directeur général tandis que Denis Duverne, 62 ans, directeur général délégué d'Axa depuis avril 2010, prendra la présidence non exécutive.

Selon la presse britannique, Henri de Castries pourrait prendre dans quelques mois la présidence de HSBC dont il est administrateur depuis novembre. HSBC a annoncé la semaine dernière être à la recherche d'un successeur à Douglas Flint, l'actuel président du groupe bancaire britannique, qui pourrait être nommé en 2017.

"Je pense que Henri de Castries est le mieux placé pour remplacer Flint, j'en entends parler depuis ces neuf derniers mois", a déclaré à Reuters un actionnaire de HSBC, qui a requis l'anonymat. "Il est en phase d'apprentissage et il pourrait être nommé l'an prochain."

Interrogé à ce sujet lors d'une conférence de presse, Henri de Castries s'est borné à répondre: "Il ne faut pas transformer une coïncidence de calendrier en événement."

"Je suis simple administrateur, débutant", a-t-il ajouté à propos de son mandat au conseil de la banque britannique.

HSBC a de son côté fait savoir qu'elle ne commentait pas les rumeurs.

Henri de Castries, qui aura 62 ans en août, avait succédé en mai 2000 au fondateur d'Axa Claude Bébéar, qui a construit le groupe à grand renfort d'acquisitions dans les années 1990, comme celle de l'UAP, son concurrent français alors en pleine déconfiture.

La gestion d'Henri de Castries, entré chez Axa en 1989, sera moins flamboyante que celle de son charismatique prédécesseur, essentiellement consacrée au recentrage du groupe sur l'assurance et la gestion d'actifs ainsi que sur son développement géographique, en particulier vers les émergents.

Il laisse à ses successeurs un groupe solide, faiblement endetté, qui aura traversé sans dommage les trois grandes crises financières de l'éclatement de la bulle internet, des subprimes et de la zone euro.

ACCÉLÉRER LA MUTATION NUMÉRIQUE

Dans une lettre aux salariés, Henri de Castries juge "naturel qu'une nouvelle équipe lance et porte le nouveau plan stratégique" qui doit être présenté le 21 juin et estime qu'il s'agit du "meilleur moment pour faire ce passage de témoin".

En confiant pour la première fois les rênes du groupe à un Allemand, Axa franchit symboliquement une nouvelle étape en revendiquant pleinement son identité européenne et en se détachant un peu plus d'une identité française qui ne correspond plus depuis longtemps à la réalité de son activité très internationale.

Thomas Buberl, nommé directeur général adjoint d'Axa à compter de lundi afin de préparer la transition, a rejoint Axa en 2012 comme directeur général d’Axa Allemagne et membre du comité exécutif du groupe.

Dans ses nouvelles fonctions, il devra notamment accélérer la mutation numérique du groupe, qui sera sans aucun doute au coeur du nouveau plan stratégique d'Axa.

Ce défi a mobilisé Henri de Castries au cours des dernières années de son mandat. Il a conclu des accords avec des grands noms du digital comme Facebook et LinkedIn ou avec des start-up comme BlaBlaCar.

Le groupe a également créé récemment un fonds de 230 millions d'euros pour investir dans les start-up les plus prometteuses de la fintech ou encore des "Axa Labs" à San Francisco et Shanghai pour détecter les projets innovants.

En Bourse, le titre Axa progresse de 1,18% à 21,845 euros à 12h50, portant sa capitalisation boursière à plus de 53 milliards d'euros contre plus de 66 milliards pour son grand rival européen, l'allemand Allianz.

(Avec Benjamin Mallet et Sinead Cruise, édité par Dominique Rodriguez)

Copyright © 2016 Thomson Reuters


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