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Axa : COR-Les assureurs veulent préempter l'ubérisation de leur métier

tradingsat

par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - Correction. Bien lire Allianz au 16e paragraphe.

Conscients qu'ils n'échapperont pas à l'"ubérisation" de leur métier, les assureurs se mettent à leur tour à l'heure de la révolution digitale, en nouant des partenariats avec les réseaux sociaux et en investissant au capital de start-ups.

Le monde de la finance ne peut plus s'abriter derrière les contraintes réglementaires et prudentielles. Avec les nouvelles technologies et l'expansion de l'économie numérique et collaborative, la digue n'est pas insubmersible.

Les banques en font d'ailleurs l'expérience et voient débarquer de nouveaux acteurs, à l'image de Prêt d'Union dans le crédit à la consommation ou du "compte-nickel", le premier compte sans banque.

Le phénomène d'ubérisation et l'ère digitale ouvrent aux assureurs de nouveaux marchés, mais il représente aussi une menace potentielle, en particulier au niveau de la conception et de la distribution de produits d'assurance.

"Si les assureurs traditionnels ne s'adaptent pas aux nouveaux modes de vie, de communication et de relation clients, ce sont de nouveaux entrants qui le feront", explique Nathalie Mostowski, directrice associée de la société de conseil Oresys. "Même si les contraintes réglementaires et prudentielles et le principe de mutualisation des risques font que les assureurs ne sont pas dans une situation de menace absolue."

"Dans la chaîne de valeur de l'assurance, c'est la partie distribution et conception d'offres qui est la plus menacée par le phénomène d'ubérisation", poursuit-elle.

Dans leurs stratégies commerciales et marketing, les assureurs intègrent du coup de plus en plus les réseaux sociaux dans leurs canaux de distribution, en plus de l'internet et des réseaux classiques de courtiers et d'agences.

C'est ainsi qu'Axa a noué dès 2014 des partenariats avec Facebook et LinkedIn dans le cadre de sa stratégie digitale.

"MOTEUR DE L'ASSURTECH"

"Les comportements de consommateurs changent radicalement", explique Frédéric Tardy, directeur marketing et distribution d'Axa. "Aujourd'hui 70% de nos clients sont des clients 'hybrides' qui commencent leurs relations avec un assureur sur internet puis qui vont finaliser la transaction soit par téléphone, soit physiquement en agence."

"Nous apprenons beaucoup de nos partenaires pour gagner en agilité. Cette agilité est clé. Nous voulons être un moteur de l'assurtech, un moteur de la transformation et non pas la subir."

Mais les partenariats ne suffisent plus. Et pour être aux avant-postes, les assureurs choisissent aussi d'investir directement dans des start-ups ou de créer des incubateurs pour développer l'innovation dans le secteur.

Fin 2014, le groupe Covéa s'est doté d'une structure d'investissement Covéa Next pour entrer au capital des jeunes entreprises. L'assureur est par exemple présent au capital de la société Wezzoo spécialisée dans la collecte, l'analyse et la visualisation de données dans les secteurs de la santé et de la météorologie.

Il est aussi entré au capital de Cbien.com, une entreprise qui sécurise, évalue et gère les biens des particuliers en cas de sinistres.

Axa s'est de son côté doté d'un fonds de capital-risque, Axa Strategic Ventures, de 200 millions d'euros. Il a également créé son incubateur Kamet pour développer de nouveaux produits et services en matière d'assurance.

Côté offres, les assureurs doivent aussi s'adapter aux nouvelles habitudes de consommation liées en particulier à l'économie du partage, tout comme ils doivent couvrir de nouveaux risques comme l'e-réputation ou la protection de la vie privée sur internet pour les particuliers ou la cybercriminalité pour les entreprises.

Le groupe d'assurance Allianz s'est ainsi associé à Drivy pour la location de voitures entre particuliers.

A L'HEURE DES OBJETS CONNECTÉS

Axa a de son côté conclu un partenariat avec BlaBlaCar dans le co-voiturage, en apportant une nouvelle assurance pour le prêt du volant aux passagers et une assistance en cas d'accident ou de panne.

L'assureur britannique Aviva a lancé en novembre un 'challenge' pour nouer des partenariats avec des start-ups pour développer de nouvelles offres en France.

Au-delà de l'enrichissement de l'offre, les nouvelles assurances issues de ces partenariats permettent aux assureurs de cibler une communauté de consommateurs bien spécifique et constituent par la même occasion un nouveau canal de distribution.

"L'enjeu majeur pour les assureurs traditionnels c'est de garder la main sur la relation clients et garder la maîtrise des données", souligne Nathalie Mostowski. "Cette maîtrise des données permet d'avoir des informations plus fines, plus personnalisées."

D'où l'émergence de nouvelles offres d'assurance liée à l'usage des objets connectés.

L'assureur allemand Allianz propose depuis octobre en France une nouvelle offre d'assurance automobile inspirée du modèle du "pay how you drive" ("payez en fonction de votre conduite").

A l'aide d'un boîtier embarqué dans la voiture, qui va analyser le style de conduite, la fréquence d'utilisation de la voiture, l'automobiliste pourra bénéficier jusqu'à 30% de réduction sur son assurance.

(Edité par Jean-Michel Bélot)

Copyright © 2015 Thomson Reuters


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