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Arcelormittal : Menacer de nationaliser Florange est scandaleux, dit Parisot

Menacer de nationaliser Florange est scandaleux, dit ParisotMenacer de nationaliser Florange est scandaleux, dit Parisot

PARIS (Reuters) - Menacer de nationaliser le site ArcelorMittal de Florange comme le fait le gouvernement est scandaleux, a déclaré jeudi la présidente du Medef, Laurence Parisot, une critique rejetée par plusieurs membres du gouvernement.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a annoncé avoir trouvé un repreneur pour la totalité du site mosellan. Il a ajouté être "prêt" à une nationalisation provisoire si les négociations n'aboutissent pas d'ici vendredi, veille de la date-butoir fixée par le sidérurgiste.

"Cette déclaration est purement et simplement scandaleuse", a dit Laurence Parisot sur RTL. "Envisager une nationalisation, lancer simplement le débat sur un tel principe, est vraiment scandaleux."

"C'est une expropriation", a souligné la présidente de la première organisation patronale française. "Ébranler le principe du droit de propriété comme ça, à la va-vite, c'est très grave et en plus c'est très coûteux."

"Je ne doute pas que le président de la République soit beaucoup plus raisonnable que le ministre Montebourg", a ajouté Laurence Parisot.

"NON, C'EST RAISONNABLE"

Scandaleux ? "Non, c'est raisonnable", a répondu la ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Delphine Batho.

"Le mot nationalisation n'est pas le bon puisqu'il s'agirait de mettre un contrôle public temporaire", a-t-elle expliqué sur RMC et BFM TV. "L'Etat intervient pour faciliter un projet de reprise."

Arnaud Montebourg a annoncé mercredi que l'aciériste intéressé par le site de Florange était prêt à investir jusqu'à 400 millions d'euros pour le moderniser.

Prié de réagir à la déclaration de Laurence Parisot, le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a répondu : "J'aurais aimé qu'elle utilise ce qualificatif quand le propriétaire de ce site industriel se comportait (...) en transférant une très grande partie des bénéfices des sites industriels français en dehors de nos frontières, notamment au Luxembourg".

"Je n'ai pas entendu Mme Parisot s'indigner quand on a constaté que ce chef d'entreprise décidait de mettre en sous-activité un site pourtant rentable (...), lorsque l'on a constaté un formidable gâchis industriel sur ce site", a-t-il ajouté sur France Info.

Selon Jérôme Cahuzac, une nationalisation n'aggraverait pas l'état des finances de la France.

"Cela n'aggraverait pas le déficit car en contrepartie de cet engagement il y aurait des actifs qui valent quelque chose", a-t-il dit, sans plus de précision. "Si ce choix politique est fait, les moyens seront trouvés."

Arnaud Montebourg a dit mercredi que le gouvernement pourrait utiliser des participations de l'Etat dans des entreprises pour procéder à une éventuelle nationalisation.

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a lui aussi soutenu l'engagement du ministre du Redressement productif.

"J'approuve, je soutiens, le volontarisme d'Arnaud Montebourg", a-t-il dit sur I>Télé.

Jean-Baptiste Vey, édité par Véronique Tison

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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