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Alstom : Siemens lance une OPA amicale sur l'américain Dresser-Rand

Siemens rachète l'américain Dresser-RandSiemens rachète l'américain Dresser-Rand

par Ludwig Burger

FRANCFORT (Reuters) - Siemens a annoncé lundi le rachat du fabricant américain de turbines et de compresseurs Dresser-Rand pour 7,6 milliards de dollars (5,9 milliards d'euros), une opération qui permettra au conglomérat allemand de se renforcer sur le marché nord-américain du pétrole et du gaz.

Le groupe précise que son offre de 83 dollars par action a été acceptée à l'unanimité par les membres du conseil d'administration de Dresser-Rand. Le titre, que les rumeurs de rachat ont orienté à la hausse, a clôturé vendredi à 79,91 dollars.

Siemens a par ailleurs annoncé la vente de sa participation de 50% dans BSH Bosch und Siemens Hausgeräte à son partenaire Robert Bosch pour trois milliards d'euros, ce qui met fin à leur alliance vieille de 45 ans dans l'électroménager.

Dresser-Rand va permettre à Siemens de développer son activité sur les marchés américains en plein essor du gaz de schiste.

"En tant que marque de premier ordre sur le marché mondial des infrastructures de l'énergie, Dresser-Rand a parfaitement sa place dans le portefeuille de Siemens. Les activités combinées (des deux groupes) vont donner naissance à un fournisseur de rang international sur les marchés porteurs du pétrole et du gaz", s'est félicité Joe Kaeser, président du directoire de Siemens, dans un communiqué.

Siemens convoitait depuis longtemps déjà Dresser-Rand, considérant que son rachat lui permettrait de faire croître ses activités dans le pétrole et le gaz alors que le boom de la fracturation hydraulique en Amérique du Nord dope la demande d'équipements du secteur.

Mais la valorisation élevée de sa cible l'avait jusqu'à présent incité à la retenue. Dresser-Rand se traite en effet en Bourse sur la base de 24,6 fois le bénéfice attendu à un horizon d'un an, soit une prime de 60% sur ses principaux concurrents, selon les données Reuters.

GE À L'AFFÛT ?

Joe Kaeser a déclaré en juin que le groupe privilégiait pour l'instant sa restructuration plutôt que des acquisitions mais qu'il avait les moyens financiers d'une opération de croissance externe. La trésorerie de Siemens s'élevait à 8,2 milliards d'euros fin juin.

Dresser-Rand était également convoité par le suisse Sulzer, qui lui avait proposé une fusion intégralement payable en actions, selon des sources proches du dossier.

Le président de Sulzer n'est autre que l'ancien président du directoire de Siemens Peter Löscher, remplacé contre son gré par Joe Kaeser l'an dernier.

Sulzer a annoncé lundi avoir mis fin aux discussions avec Dresser-Rand. Mais d'autres acquéreurs potentiels de Dresser-Rand peuvent encore se manifester: le Financial Times a ainsi rapporté vendredi que General Electric envisageait de présenter une offre.

Une entrée en lice de GE ouvrirait la voie à un nouveau bras de fer entre le géant américain et l'allemand après celui du printemps dont le français Alstom était l'enjeu et que GE a remporté.

Pour Siemens, un rachat de Dresser-Rand pour 7,6 milliards de dollars éclipserait par son montant les dernières acquisitions du groupe. En 2007, il avait racheté Dade Behring pour sept milliards de dollars, une opération alors jugée surpayée par nombre d'observateurs.

En mai, le conglomérat avait conclu le rachat au britannique Rolls-Royce de ses activités dans l'énergie pour 950 millions d'euros.

Le rachat de Dresser-Rand devrait générer 150 millions d'euros de synergies annuelles à l'horizon 2019, précise Siemens. Le rachat devrait être bouclé d'ici l'été 2015 tandis que la cession des 50% de BSH pourrait être finalisée au premier semestre de l'an prochain.

(Jean-Philippe Lefief et Marc Angrand pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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