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Alstom : Sapin s'attend à une amélioration de l'offre de GE sur Alstom

Sapin s'attend à une amélioration de l'offre de GE sur AlstomSapin s'attend à une amélioration de l'offre de GE sur Alstom

PARIS (Reuters) - Michel Sapin a estimé dimanche que General Electric allait probablement améliorer son offre sur Alstom pour contrer celle que Mitsubishi et Siemens envisagent de soumettre pour la branche énergie du groupe français.

Le ministre français des Finances a jugé lors du Grand Rendez-Vous Europe 1-i>TELE-Le Monde que les deux offres allaient progresser en raison d'une concurrence accrue.

"Que Mitsubishi rentre dans l'offre de Siemens, ça améliore l'offre de Siemens. Je pense que GE va aussi améliorer son offre", a-t-il déclaré.

Alstom s'est pour l'instant prononcé en faveur d'un rachat de sa branche énergie par General Electric dans le cadre d'une offre ferme de 16,9 milliards de dollars (12,48 milliards d'euros au taux de change actuel), valable jusqu'au 23 juin.

Le gouvernement français, qui s'est octroyé le mois dernier par décret un droit de regard sur les transactions concernant les secteurs vitaux pour le pays, n'a pas encore accepté cette offre.

"Nous avons fait des progrès dans nos discussions avec le gouvernement français", a réagi GE dans un communiqué. Le groupe américain y évoque des "alliances accrues dans le secteur de l'énergie avec des investisseurs français comme dans un partenariat mondial avec Alstom sur le transport."

L'allemand Siemens envisage désormais de présenter une offre en partenariat avec le japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI), sans doute lundi après-midi.

Selon des sources au fait du dossier, elle se monterait à 13 milliards d'euros environ, dont neuf en cash et le reste par l'apport d'actifs ferroviaires de Siemens à la branche transports d'Alstom.

Un conseil de surveillance du groupe allemand avait lieu dimanche en fin de journée. Joe Kaeser, le président du directoire de Siemens, doit être entendu mardi après-midi par la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.

Selon une autre source au fait du dossier, Mitsubishi Heavy Industries (MHI) pourrait entrer au capital d'Alstom aux côtés de l'Etat français en reprenant une partie de la participation de Bouygues, qui détient 29,3% du groupe français.

"AUCUNE PRÉFÉRENCE"

Le Wall Street Journal rapporte dimanche que la Banque publique d'investissement entrerait dans l'opération aux côtés de Mitsubishi. Mais la BPI, qui a dit il y a quelques mois vouloir réaliser cette année une opération dont le montant pourrait aller jusqu'à un milliard, n'exclurait aucun cas de figure.

"La BPI est prête à intervenir quel que soit le scénario", a dit à Reuters une source proche du dossier.

Pour l'heure, la question des participations de l'Etat et de la BPI, mais aussi celle du scénario d'une entrée de MHI dans Alstom, restent soumises à la volonté de Bouygues. Or ce dernier a réaffirmé dimanche son engagement dans Alstom, assurant ne pas avoir été contacté en vue d'une cession.

"Bouygues n'a pas été approché par qui que ce soit pour une éventuelle revente de sa participation dans Alstom", a déclaré un porte-parole du groupe. "Bouygues souhaite rester actionnaire de long terme dans le capital d'Alstom à hauteur de 29,3%."

"Bouygues votera en faveur du projet qui sera recommandé par le conseil d'administration d'Alstom", a-t-il ajouté, en référence au comité ad hoc chargé d'examiner les offres.

L'Etat français cherche à éviter un simple rachat par un groupe étranger, préférant l'idée d'un "Airbus de l'énergie". Une nouvelle réunion sur le dossier est prévue mardi matin à l'Elysée.

Michel Sapin a toutefois assuré dimanche n'avoir "aucune préférence" entre l'offre de GE et celle que pourraient présenter Siemens et Mitsubishi. "Je ne les connais pas", a-t-il ajouté, réaffirmant que la France cherchait "des alliances".

Des sources proches du dossier s'inquiètent en revanche de la forme que prendrait cette offre et la jugent peu pertinente.

"On a un peu de mal à comprendre une offre qui privilégierait une sorte de démantèlement d'Alstom, puisqu'on parle de vendre les turbines à gaz à Siemens tandis que les turbines à vapeur iraient chez Mitsubishi", a dit l'une d'elles.

"Dissocier les deux, c’est très compliqué (...) Si c'est confirmé demain, ça paraît être un véritable démantèlement d'Alstom et on cherche désespérément l’Airbus de l'énergie à partir du moment où une grosse partie du business partirait au Japon. Tout cela paraît un peu fantaisiste."

En outre, les délais assez courts entre le dépôt d'une nouvelle offre lundi et l'échéance de celle de GE, le lundi suivant, laissent perplexes ces mêmes connaisseurs du dossier.

(Gregory Blachier, Natalie Huet et Gus Trompiz, édité par Marc Angrand)

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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