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Alstom : Les investisseurs inquiets pour Alstom, comme l'Etat

Les investisseurs inquiets pour Alstom, comme l'EtatLes investisseurs inquiets pour Alstom, comme l'Etat

par Alexandre Boksenbaum-Granier

PARIS (Reuters) - Alstom est lourdement sanctionné mardi matin à la Bourse de Paris, les investisseurs s'inquiétant de la santé du spécialiste des infrastructures électriques et ferroviaires après que le journal Les Echos a évoqué un audit demandé par l'Etat et une augmentation de capital, au lendemain de la dépréciation de la participation de Bouygues dans le groupe.

Interrogée par Reuters, une porte-parole d'Alstom a assuré qu'aucune augmentation de capital n'interviendrait, évoquant le programme de réduction des coûts engagé par le groupe et son processus de cession d'actifs non stratégiques et d'une participation minoritaire dans le capital d'Alstom Transport pour renforcer sa structure financière.

A 11h30, le titre recule de 4,29% à 20,07 euros dans des volumes équivalents à 1,7 fois leur moyenne quotidienne des trois derniers mois. La valeur accuse la plus forte baisse de l'indice CAC 40, en recul de 0,47% dans des volumes représentant 27% de leur moyenne quotidienne habituelle.

Selon Les Echos, le gouvernement a demandé il y a déjà plusieurs mois à un cabinet de consultants de mener une étude sur la situation du groupe "afin d'évaluer sa position sur ses différents marchés et ses options stratégiques".

"Ce n'est pas une bonne nouvelle pour Alstom car cela envoie un signal négatif au marché sur la santé d'Alstom", observe un trader en poste à Paris.

Le journal ajoute que l'idée de rapprochements sur certains métiers est "clairement" évoquée ainsi que celle d'une arrivée de l'Etat via une augmentation de capital.

"On revient sur le scénario catastrophe du début des années 2000, où l'Etat avait dû venir au secours du groupe en 2003 pour éviter sa faillite", considère un analyste parisien qui juge toutefois la situation différente, la vente d'actifs pouvant permettre à Alstom de "passer les moments difficiles et s'accorder au moins un an de sursis".

Pour faire face à une dégradation de son environnement de marché, Alstom a notamment annoncé son intention de vendre une participation minoritaire dans son pôle Transport et de supprimer dans un premier temps 1.300 postes pour accélérer ses économies, surtout en Europe.

Un gérant parisien rappelle néanmoins qu'en 2003, l'intervention de l'Etat avait donné lieu à un véritable "bras de fer" avec la Commission européenne.

"Il n'y a pas de raison pour que cela se passe mieux cette fois-ci. En plus, l'Etat ne sait pas gérer les entreprises, alors lorsqu'elles sont en difficulté, c'est encore plus compliqué", souligne-t-il.

L'article des Echos survient après l'annonce lundi matin par le groupe Bouygues d'une dépréciation d'un montant de 1,4 milliard d'euros sur sa participation de 29,33% dans Alstom à la suite de l'annonce par ce dernier d'une révision à la baisse de ses perspectives.

La nouvelle a relancé lundi les spéculations sur les intentions de Bouygues concernant sa participation dans Alstom.

A la Bourse de Paris, Bouygues perd 2,4% à 29,275 euros.

Edité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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