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Alstom : La Grèce veut repousser d'un an son objectif de privatisations

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par Angeliki Koutantou

ATHENES (Reuters) - La Grèce tente de convaincre ses créanciers de repousser d'un an, à 2018, l'objectif consistant à réaliser pour 6,4 milliards d'euros de privatisations, a déclaré à Reuters le président du fonds chargé de vendre des actifs de l'Etat.

Dans le cadre du nouveau plan d'aide financière internationale à la Grèce conclu l'été dernier, le gouvernement d'Alexis Tsipras s'est engagé à réaliser 11 ventes d'actifs publics pour un montant total de 6,4 milliards d'euros sur la période 2015-2017. Mais Athènes a déjà pris du retard puisque l'objectif de 1,4 milliard d'euros de cessions prévu pour 2015 n'a pas été atteint.

"Nous visons 6,4 milliards d'euros d'ici 2018. Cela signifie que le programme que nous mettons en oeuvre doit être prolongé", a dit Stergios Pitsiorlas, président du Fonds de développement des actifs de la République hellénique (HRADF, selon son sigle en anglais). "Nous espérons que cela sera confirmé par l'examen en cours du programme d'aide."

Cet examen des mesures prises ou envisagées par la Grèce en échange de l'aide internationale a été ajourné dans la nuit de lundi à mardi et reprendra après la réunion de printemps du FMI, qui s'achèvera samedi, a annoncé le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos.

Présentées comme un élément essentiel des différents plans de sauvetage de la Grèce depuis 2010, les privatisations n'ont pour l'instant rapporté à l'Etat grec que trois milliards d'euros, soit bien loin de l'objectif initial fixé à 50 milliards.

LES TRANSPORTS DOMINENT LE PROGRAMME DES PROCHAINS MOIS

Elles ont notamment pris du retard avec l'arrivée au pouvoir en janvier 2015 du parti de gauche radicale Syriza, hostile à la vente d'actifs publics. Le gouvernement d'Alexis Tsipras a néanmoins été contraint de relancer le processus en janvier, conformément à l'accord conclu l'été dernier pour éviter un défaut de la Grèce sur sa dette et une sortie de la zone euro.

Le fonds HRADF a accordé un ensemble de concessions aéroportuaires à l'allemand Fraport pour 1,2 milliard d'euros et il a conclu la vente d'une participation de 67% dans le port du Pirée au chinois COSCO Shipping.

La date butoir pour déposer un dossier au sujet de l'exploitant ferroviaire TRAINOSE a été fixée au 15 avril et les offres contraignantes devront être soumises avant le 31 mai.

"Les chemins de fer italiens sont intéressés, ils ont déjà exprimé officiellement leur intérêt, et nous attendons aussi de premières manifestations d'intérêt de la part des chemins de fer russes (RZD) et (du grec) GEK-Terna, soit dans une coentreprise, soit de manière indépendante", a dit Stergios Pitsiorlas.

"Nous nous attendons aussi à ce que le chinois COSCO exprime son intérêt", a-t-il ajouté.

L'entreprise de maintenance ferroviaire ROSCO est aussi à vendre et deux des trois acquéreurs potentiels sélectionnés en 2013, le français Alstom et l'allemand Siemens, demeurent en lice, a dit Stergios Pitsiorlas.

L'appel d'offres pour une participation majoritaire dans le port de Thessalonique va être reporté de fin avril à fin juillet.

(Bertrand Boucey pour le service français, édité par Marc Angrand)

Copyright © 2016 Thomson Reuters


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