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Alstom : GE revoit son offre sur Alstom et propose des alliances

GE revoit son offre sur Alstom et propose des alliancesGE revoit son offre sur Alstom et propose des alliances

par Benjamin Mallet et Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - General Electric (GE) a amendé jeudi son offre de rachat de la branche énergie d'Alstom et propose désormais au groupe français une alliance mondiale à parité dans le nucléaire et les turbines à vapeur en France qui donnera à l'Etat français un droit de veto s'il juge ses intérêts menacés.

Face à l'offre concurrente du tandem Siemens et Mitsubishi Heavy Industries (MHI), le groupe américain propose aussi dans un communiqué de loger la propriété intellectuelle de la technologie des turbines à vapeur Arabelle utilisées dans les EPR dans une structure ad hoc détenue à 100% par l'Etat français, un sujet qui était jugé essentiel par l'Etat.

"Le gouvernement pourra ainsi accorder des licences à des tiers dans l'hypothèse où GE ne serait pas en mesure de fournir les turbines à vapeur Arabelle destinées à un projet nucléaire d'EDF/Areva", explique l'entreprise américaine.

GE propose en outre de créer deux coentreprises basées en France et détenues à parité avec Alstom dans les réseaux de transmission et dans les énergies renouvelables.

Alors que GE dit dans son communiqué maintenir le montant de son offre de 16,9 milliards de dollars (12,4 milliards d'euros), son PDG, Jeff Immelt, a déclaré toutefois lors d'une conférence téléphonique que ce prix pourrait être "ajusté".

Pour renforcer les activités d'Alstom dans le transport, le groupe américain prévoit de vendre au groupe français ses activités dans la signalisation.

L'annonce des nouveaux engagements de GE intervient après le dépôt, lundi, d'une offre rivale de Siemens et Mitsubishi Heavy Industries (MHI).

Le tandem germano-nippon propose au total sept milliards d'euros pour un rachat des turbines à gaz d'Alstom par Siemens et un investissements minoritaire de MHI - à travers de coentreprises - dans les turbines à vapeur du groupe français, ses turbines hydrauliques et ses activités dans les réseaux.

IRONIE DU PDG D'ALSTOM

Le gouvernement français, qui devra donner son autorisation en cas de rachat des actifs d'Alstom, a demandé ces dernières semaines aux candidats d'améliorer leurs offres.

Le ministère de l'Economie a de son côté fait savoir que les deux offres seraient examinées par le gouvernement entre jeudi soir et vendredi matin.

En Bourse, l'action Alstom a clôturé la séance en repli de 6,01% à 27,70 euros, le titre ayant pâti d'inquiétudes des investisseurs sur le droit de veto accordé aux autorités françaises en cas de victoire de l'offre de GE.

Alstom doit choisir au plus tard le 23 juin entre les offres de GE et de Siemens-MHI, les deux semblant désormais répondre à la majeure partie des préoccupations du gouvernement français.

Selon des propos rapportés jeudi par Exane BNP Paribas, Patrick Kron, le PDG d'Alstom, a rappelé que le choix d'Alstom de vendre sa branche énergie à General Electric ou de conclure un accord avec le tandem Siemens-MHI reviendra aux actionnaires, tout en ironisant sur l'offre de l'allemand Siemens.

"Au bout du compte, malgré certaines impressions (qui laisseraient entendre) le contraire, ce sera aux actionnaires de décider", a déclaré Patrick Kron dans le cadre d'une conférence organisée mercredi par Exane BNP Paribas, selon une note obtenue auprès du broker.

Dans le cadre de son offre avec MHI, Siemens envisage également dans un second temps d'apporter ses actifs ferroviaires à Alstom.

"Je comprends tout à fait pourquoi Siemens veut se débarrasser de ses activités dans le transport. Si j'étais eux, j'essaierais de faire la même chose ; ils veulent nos activités dans le gaz... et nous devrions reprendre leurs activités dans le transport... et bien il leur est permis de rêver", a ironisé Patrick Kron.

(Avec Jean-Baptiste Vey, Natalie Huet, Alexandre Boksenbaum-Granier et Gwénaëlle Barzic, édité par Jean-Michel Bélot)

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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