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Alstom : Alstom valide l'offre de GE, l'Etat et Bouygues négocient

Alstom valide l'offre de GE, l'Etat et Bouygues négocientAlstom valide l'offre de GE, l'Etat et Bouygues négocient

par Elizabeth Pineau et Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Alstom s'est prononcé samedi en faveur de l'offre de General Electric, alors que l'Etat négociait toujours le rachat à Bouygues de 20% des actions du groupe, une condition imposée par le gouvernement à la reprise par le groupe américain d'une partie de la branche énergie du français.

Le conseil d'Alstom a ainsi confirmé, à l'unanimité, son choix initial malgré une offre rivale de l'allemand Siemens et du japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI).

GE s'est immédiatement félicité de cette décision. "Cet accord est bon pour la France, GE et Alstom", a déclaré le PDG du groupe, Jeff Immelt, dans un communiqué, estimant que l'opération devrait être finalisée en 2015. L'Etat français avait lui-même donné vendredi sa préférence à GE, assortie de conditions strictes, exigeant en particulier de devenir le premier actionnaire d'Alstom en rachetant 20% de la société à Bouygues, une opération pour laquelle des négociations devraient se poursuivre dimanche avec de bonnes chances d'aboutir, selon plusieurs sources.

Un accord entre l'Etat et Bouygues est en "bonne voie" samedi soir, a déclaré à Reuters une source proche du dossier. Plus tôt dans la journée, le président français avait dit attendre des "avancées" avant samedi soir sur ces négociations, sans quoi l'alliance Alstom-GE serait menacée.

Le directeur général de l'Agence des participations de l'Etat, David Azéma, a toutefois déclaré au même moment à Reuters ne pas être arrivé à ce stade à un accord avec Bouygues. "Les discussions continuent", a-t-il ajouté.

Un porte-parole de Bouygues n'a pas souhaité faire de commentaire. Le groupe détenait 29,3% du capital d'Alstom à fin mars.

Bercy avait indiqué vendredi que l'opération devrait se faire au prix du marché, ce qui impliquerait de verser 1,7 milliard d'euros environ à Bouygues pour 20% des actions sur la base de la capitalisation boursière actuelle d'Alstom et d'un cours de clôture de 28,00 euros vendredi.

L'ÉLYSÉE AFFICHE SON OPTIMISME SUR BOUYGUES

Le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg a prévenu GE et la direction d'Alstom que le rachat de 20% du capital auprès de Bouygues constituait "un préalable à toute forme d'accord du gouvernement" à l'opération envisagée par le groupe américain.

"L'Elysée est optimiste sur un débouché rapide avant l'ouverture des marchés, lundi", soulignait-on samedi soir dans l'entourage de François Hollande.

Mis il y a deux mois devant le fait accompli du rachat par GE de la branche énergie d'Alstom, l'Elysée estime avoir fait le nécessaire pour "améliorer les offres, passer d'une opération d'achat à une opération d'alliance".

GE a annoncé jeudi qu'il envisageait de former avec Alstom "une alliance mondiale dans le nucléaire et française pour les turbines à vapeur en France" afin de garantir que la technologie utilisée dans les centrales nucléaires "reste française". Un projet sensiblement différent du schéma envisagé à l'origine avec Alstom, qui prévoyait un vente sèche de la branche énergie au géant américain.

L'opération rapportera dans un premier temps à Alstom 12,35 milliards d'euros, comme prévu, mais le groupe devra ensuite investir 2,5 milliards dans des coentreprises avec GE qui n'étaient pas programmées dans le projet d'origine, fin avril. Arnaud Montebourg a averti vendredi que l'Etat serait particulièrement attentif au respect de engagements de GE, le gouvernement utilisant ainsi un décret sur les investissements étrangers en France adopté mi-mai qui obligera l'entreprise américaine à obtenir son autorisation.

Siemens et MHI, dont la proposition "ne répondait pas de manière adéquate à l'intérêt social d'Alstom ni à celui de l'ensemble de ses parties prenantes", selon le français, ont chacun pris acte vendredi de la décision du gouvernement d'écarter leur offre commune.

(Avec Benjamin Mallet, Chine Labbé, Jean-Baptiste Vey et Laurence Frost, édité par Jean-Michel Belot)

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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