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Airbus group : Obama promoteur d'un vaste accord de libre-échange avec l'UE

Obama promoteur d'un vaste accord de libre-échange avec l'UEObama promoteur d'un vaste accord de libre-échange avec l'UE

par Doug Palmer

WASHINGTON (Reuters) - Barack Obama a appelé mardi à l'ouverture de négociations avec les Vingt-Sept pour la création d'un vaste espace de libre-échange avec l'Union européenne, pesant de tout son poids en faveur d'un accord qui regrouperait la moitié de la production économique mondiale.

"Ce soir, j'annonce que nous allons lancer des discussions sur un partenariat transatlantique global sur le commerce et l'investissement avec l'Union européenne parce qu'un commerce libre et équitable à travers l'Atlantique soutiendra des millions d'emplois américains bien payés", a déclaré le président américain dans son discours annuel sur l'état de l'Union.

Les Etats-Unis et l'Union européenne entretiennent déjà la plus importante relation économique au monde, et l'une des plus complexes. Un accord réunirait les Etats-Unis et quatre autres pays figurant parmi les dix premières économies du monde: Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie.

Face au ralentissement de la croissance de part et d'autre de l'Atlantique et à la montée de la concurrence chinoise et des économies émergentes, Barack Obama, le président du Conseil européen, Herman Von Rompuy, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ont mis sur pied en novembre 2011 un groupe de travail pour améliorer le partenariat transatlantique et favoriser la création d'emplois.

Ce groupe de travail a remis un pré-rapport en 2012 prônant des négociations en vue d'un accord élargi sur le commerce et les investissements et le dernier sommet européen à Bruxelles a réaffirmé la nécessité d'ouvrir des discussions, qui devraient débuter en juin.

Les échanges de marchandises entre les deux blocs totalisent aujourd'hui annuellement plus de 600 milliards de dollars, ou 450 milliards d'euros. Les échanges de services représentent 1.200 milliards de dollars, ou près de 900 milliards d'euros.

Les entreprises américaines ont investi environ 1.900 milliards de dollars (1.400 milliards d'euros) en production, distribution et d'autres opérations dans l'UE, bien plus qu'en Chine ou ailleurs dans le monde. Leurs homologues européennes ont investi environ 1.600 milliards de dollars (1.200 milliards d'euros) aux Etats-Unis.

POULET À LA JAVEL

Etant donné que la plupart des tarifs douaniers entre les deux entités sont déjà bas, la réduction des taxes dans des secteurs comme l'agriculture ou la chimie pourraient constituer le volet le plus difficile des discussions.

L'UE a récemment levé des interdictions d'importation sur les porcs vivants et la viande de boeuf lavée à l'acide lactique en gage de bonne volonté.

Les dirigeants de la commission des Finances du Sénat américain, dans une lettre adressée mardi au représentant au Commerce Ron Kirk, ont salué ces mesures mais réclament également l'assouplissement des restrictions européennes sur les OGM, sur le poulet lavé à l'eau de Javel ou la viande d'animaux nourris à la ractopamine, un complément de croissance.

Les discussions devraient également porter sur de nouveaux domaines, comme la libre circulation d'informations demandée par les grands acteurs américains d'internet mais que des pays comme la France ou l'Allemagne pourraient avoir du mal à accepter par souci de protection de la vie privée.

Elles devraient cependant s'ouvrir sous une épée de Damoclès: la rivalité sur les aides gouvernementales à Airbus et Boeing, un contentieux ouvert depuis des années déjà, qui oppose les deux camps devant l'Organisation mondiale du Commerce et qui menace de se transformer en guerre commerciale dans les prochaines années à moins d'un compromis négocié.

Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Marc Angrand

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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