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Airbus group : Londres prêt à bloquer le projet de fusion entre eads et bae

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BIRMINGHAM, Angleterre (Reuters) - La Grande-Bretagne opposera son veto au projet de fusion entre EADS et BAE Systems s'il ne répond pas à certaines priorités non négociables, a déclaré dimanche le secrétaire britannique à la Défense, à trois jours de la date limite de présentation dudit projet.

Ce rapprochement de 35 milliards d'euros suscite bien des interrogations, notamment sur le rôle des Etats dans la future entité, question qui donne lieu à de sérieuses divergences entre Londres, Paris et Berlin.

"Nous voulons que cette société prospère en tant qu'entreprise commerciale, concentrée sur des choses qui soient bonnes pour elle, qu'elle ne soit redevable d'aucun Etat ou contrôlée par quelque Etat que ce soit", a dit Philip Hammond à la BBC.

"Il n'est pas nécessaire qu'il n'y ait aucun intérêt français ou allemand dans la société mais il est nécessaire de ramener ces intérêts en deçà du niveau à partir duquel ils peuvent contrôler ou influer la manière dont la société se comporte".

EADS est contrôlé par un pacte d'actionnaires entre l'Etat français, Lagardère et l'allemand Daimler, le trio détenant collectivement 45% du capital.

La France veut conserver une participation, tout en n'excluant pas de la faire évoluer en l'augmentant, tandis que l'Allemagne veut une place équivalente à celle de la France pour ne pas rester à l'écart de autres grandes puissances et que la Grande-Bretagne veut restreindre le plus possible le rôle des Etats, ont dit plusieurs personnes au fait des discussions.

EADS et BAE Systems veulent également une intervention minimale des Etats, ne serait-ce que pour protéger les acquis du groupe britannique aux Etats-Unis, très présents sur des contrats du Pentagone dits "sensibles".

SÉCURITÉ ET EMPLOI

"Nous avons bien fait savoir que nous avions des points non négociables touchant à la fusion BAE-EADS et que si on ne pouvait y répondre de manière satisfaisante alors nous userions de notre action spécifique pour opposer notre veto à l'opération", a encore dit Hammond.

"Notre approche de ce dossier est de dire très clairement que nos priorités sont bien sûr la sécurité nationale du Royaume-Uni et, deuxièmement, les emplois et l'investissement au Royaume-Uni", a déclaré de son côté le ministre des Finances George Osborne à l'antenne de Sky TV.

"Ce sont les éléments à l'aune desquels nous allons juger la proposition que ces deux sociétés nous ont soumises", a-t-il ajouté.

Un porte-parole d'EADS a dit samedi que le groupe européen d'aéronautique et de défense poursuivait des discussions "constructives" avec les Etats et qu'il restait convaincu de la pertinence de cette alliance.

"Nous poursuivons nos discussions constructives avec les gouvernements", a dit le porte-parole. "Nous restons persuadés que nous avons soumis une excellente proposition pour l'Europe".

Selon une source gouvernementale française, la date-limite pourrait être repoussée de 28 jours, une perspective qui n'est pas du goût des sociétés concernées pour l'instant, en l'absence de progrès concrets.

Des collaborateurs des chefs d'Etat et de gouvernement des trois pays concernés ont tenu une vidéoconférence vendredi et "tout mis sur la table pour voir si nous pouvons aller de l'avant", a ajouté la source.

EADS et BAE ont démenti un article du Spiegel selon lequel les discussions avaient abouti à une impasse, rendant le projet mort-né.

Une source parlementaire française a dit cette semaine que le président François Hollande était prêt à contacter la chancelière allemande Angela Merkel sur ce dossier. Rien ne dit pour l'heure que le moindre contact soit prévu.

Guy Faulconbridge, avec Gernot Heller et Tim Castle, Bertrand Boucey et Wilfrid Exbrayat pour le service français

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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