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Airbus group : Les USA autorisent la vente d'Airbus et de Boeing à l'Iran

Les Etats-Unis autorisent la vente d'Airbus à l'IranLes Etats-Unis autorisent la vente d'Airbus à l'Iran

PARIS/NEW YORK (Reuters) - Les Etats-Unis commencent à émettre des licences autorisant la vente d'avions de ligne à l'Iran, ce qui devrait répondre en partie aux inquiétudes de Téhéran relatives à la mise en oeuvre effective de la levée des sanctions dans le cadre de l'accord sur le nucléaire conclu l'an dernier.

Airbus a annoncé mercredi avoir reçu le feu vert du Trésor américain pour commencer à vendre des avions à l'Iran dans le cadre de la conclusion d'un accord portant sur plus de 100 appareils conclu en janvier dernier avec la compagnie IranAir.

Quelques heures plus tard, son concurrent Boeing dit avoir reçu une licence et a dit rester en discussion avec IranAir.

Airbus et Boeing ont convenu de vendre ou de louer à la compagnie aérienne IranAir plus de 100 avions chacun.

Le Trésor américain a confirmé avoir émis les deux licences.

Un porte-parole d'Airbus a précisé que la licence reçue portait sur 17 avions destinés à des livraisons anticipées.

L'avionneur européen a besoin de ce feu vert des Etats-Unis en raison du grand nombre de pièces américaines entrant dans la construction de ses appareils.

L'octroi des deux licences à Airbus et Boeing ne fait pas disparaître les questions qui se posent sur le financement des contrats entre l'Iran et les avionneurs occidentaux qui risquent d'entraver les livraisons d'avions. La manière de résoudre le problème aura valeur de test pour les relations commerciales globales qui vont se développer entre l'Iran et l'Occident après la conclusion de l'accord nucléaire de juillet 2015 et la levée des sanctions début 2016.

Les grandes banques sont en général réticentes à financer les contrats d'avions à l'Iran. Elles craignant que ce genre d'activité ne tombe sous le coup de la partie restante des sanctions américaines qui interdisent l'utilisation de son système financer pour faire des affaires en Iran, ce qui semble difficile à éviter dans le cadre de contrats où la chaîne d'approvisionnement est complexe.

(Tim Hepher et Alwyn Scott avec Patricia Zengerle, Yeganeh Torbati et Joel Schectman; Wilfrid Exbrayat et Danielle Rouquié pour le service français)

Copyright © 2016 Thomson Reuters


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