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Airbus group : Les patrons de bae et eads défendent le projet de fusion

Les patrons de bae et eads défendent le projet de fusionLes patrons de bae et eads défendent le projet de fusion

PARIS/FRANCFORT (Reuters) - Les patrons d'EADS et BAE Systems cherchent à rassurer les investisseurs sur les avantages de leur projet de fusion à 35 milliards d'euros contre les "mythes et idées reçues" sur la création d'un géant européen de la défense.

Les présidents exécutifs des deux groupes, Ian King (BAE) et Tom Enders (EADS), écrivent dans une tribune à paraître lundi dans trois journaux que "ce regroupement serait le fruit d'une occasion à saisir et non d'une nécessité" car les deux groupes sont "deux entreprises solides".

"Avec le soutien et la volonté politique nécessaires, la détermination des managers et une gouvernance adéquate, BAE Systems et EADS sont en mesure de créer un ensemble plus important que la somme des deux groupes", poursuivent-ils dans ce texte publié sur le site internet du Monde.

L'action EADS a perdu 17% depuis les premières rumeurs de négociations le 12 septembre. Le cours de l'action BAE, après avoir baissé, a retrouvé son niveau antérieur.

Certains analystes ont jugé que les deux groupes européens étaient contraints de se regrouper en raison de la forte diminution des budgets de défense et critiqué ce qu'ils pensent être un manque de synergies, les bénéfices en termes de coût et de chiffre d'affaires généralement visés lors d'une fusion.

Les deux patrons écrivent que la nouvelle entité, qui serait la première société mondiale d'aéronautique et de défense, serait mieux à même de faire face aux cycles de la demande dans l'aviation civile et des budgets de défense.

"La raison qui sous-tend cette opération est la croissance et non les restrictions", disent-ils.

STRATÉGIE COMMUNE PARIS-BERLIN ?

Ian King et Tom Enders proposent également "de remplacer les accords avec les actionnaires qui donnent actuellement à Daimler, Lagardère et l'Etat français un contrôle conjoint d'EADS".

"Cela impliquerait la création d'une entreprise dont les structures de gouvernance lui permettraient d'opérer normalement sur le marché et conféreraient les mêmes droits à tous les actionnaires, quelle que soit leur taille", expliquent-ils.

L'hebdomadaire allemand Der Spiegel rapporte quant à lui que Paris et Berlin se sont entendus sur une stratégie commune face au projet de fusion.

Ce plan prévoit que la France et l'Allemagne conserveraient chacune une participation de 9% dans le nouveau groupe. L'accord franco-allemand servira de base aux négociations prévues avec le gouvernement britannique cette semaine, ajoute Der Spiegel.

Un porte-parole du ministre allemand de l'Economie, Philipp Rösler, a refusé de confirmer ou d'infirmer ces informations, déclarant seulement que "les discussions se poursuivent".

Aucun responsable français n'a pu être joint dans l'immédiat pour commenter l'article du Spiegel mais des sources proches du dossier ont démenti que les deux parties soient en accord sur l'actionnariat ou les modalités de protection de leurs intérêts.

La France détient directement 15% d'EADS, la maison mère d'Airbus, et entend conserver son influence sur la stratégie du groupe qu'elle exerce actuellement par le biais d'un accord avec Lagardère, actionnaire à hauteur de 7,5%.

L'Allemagne n'a pas de participation directe dans EADS mais le projet de fusion lui donne l'opportunité de prendre le contrôle de parts actuellement détenues par Daimler et un groupe de banques.

Jonathan Gould et Tim Hepher; Véronique Tison et Jean-Stéphane Brosse pour le service français

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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