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Airbus group : L'aéronautique sous la pression des banques, eads recule

L'aéronautique sous la pression des banques, eads reculeL'aéronautique sous la pression des banques, eads recule

PARIS (Reuters) - EADS accusait l'une des plus fortes baisses jeudi à la Bourse de Paris, en raison de craintes d'effet domino sur les constructeurs aéronautiques des difficultés de refinancement en dollars des banques françaises.

La maison-mère d'Airbus, qui s'est pourtant dit confiante dans le financement de ses commandes d'avions, creusait ses pertes en début d'après-midi, chutant de 7,69% à 20,94 euros vers 14h00, dans un marché en recul de 4,8%, plombé notamment par la performance des valeurs financières et cycliques.

Ces craintes de difficultés de financement font écho aux déclarations de certains dirigeants du secteur aéronautique lors de l'Istat, un congrès sur le financement des avions, qui s'est tenu mardi à Barcelone.

"Ça fait baisser le titre. C'est le premier exemple fort des effets de la crise de liquidités en dollars des banques européennes sur l'économie réelle", estime David Thébault, responsable du trading quantitatif chez Global Equities.

Le directeur financier d'EADS Hans-Peter Ring s'est néanmoins montré rassurant jeudi quant au financement des avions au cours des prochaines années.

"Je suis confiant dans le fait que nos avions seront financés dans les prochaines années. Les financements à court terme sont totalement assurés", a-t-il expliqué dans une déclaration envoyée par courrier électronique à Reuters. "Quasiment toutes les banques françaises nous ont fait savoir qu'elles n'avaient pas l'intention de quitter ce secteur".

Tout va dépendre de la durée de la crise de liquidités, a souligné de son côté Christophe Menard, analyste chez Kepler.

"A ce stade très précoce, on est un peu trop alarmiste et il faut relativiser un peu. EADS est plus fort maintenant qu'il y a quatre ans", a-t-il noté. "Il y a matière à être très inquiet si on est dans un schéma où toutes les banques françaises recapitalisent et que cette crise de liquidités dure longtemps."

"Il y a donc des moyens de parer à ça dans l'immédiat : certains vont prendre la place des banques françaises (des banques américaines ou chinoises) et il y a d'autres moyens de financer un avion, notamment auprès des leasers (loueurs d'avions) et du « vendor financing » par EADS", a-t-il ajouté.

Hans-Peter Ring a noté que bon nombre de nouvelles banques, notamment asiatiques, étaient entrées ou revenues dans le marché du financement d'avions.

"Elles le font parce que ce sont des financements sécurisés et que cela reste donc une activité attractive pour les prêteurs", a-t-il souligné.

Les banques françaises, qui ont compté pour environ 31% dans le financement des transactions aéronautiques en 2010, ont réduit leur disponibilités de façon significative, selon le directeur financier de Ryanair, Howard Millar.

Les cinq principales banques centrales de la planète, dont la BCE, ont annoncé le 15 septembre une action coordonnée pour proposer aux banques commerciales des prêts en dollar à trois mois afin de prévenir un gel du marché monétaire qui serait provoqué par la crise de la dette souveraine en Europe.

Les banques européennes, françaises notamment, ont vu leur cours de Bourse chuter depuis le début de l'été sur des craintes liées à d'éventuels besoins de recapitalisation et des questions de liquidités en dollar, les fonds monétaires américains et les autres prêteurs traditionnels en dollar craignant un défaut grec et d'éventuels effets dévastateurs sur les marchés.

Dans ce contexte, des spéculations disant que l'Etat français pourrait être obligé d'intervenir pour faire cesser l'hémorragie vont croissant, d'autant plus que les craintes d'un gel du crédit refont régulièrement surface en raison de la persistance de la crise de la dette dans la zone euro.

Les responsables politiques et les patrons de banques se relayent depuis plusieurs semaines pour démentir tout besoin de nouveaux fonds propres, mais peinent à convaincre.

BNP Paribas, qui a entrepris de renforcer plus rapidement ses fonds propres, a fait savoir la semaine dernière qu'elle réduirait la taille de son bilan de l'ordre de 10% d'ici la fin 2012 et qu'elle réduirait aussi ses besoins de financement en dollar.

Baudouin Prot, le directeur général de la banque a démenti catégoriquement rechercher des investisseurs pour une augmentation de capital et a une nouvelle fois réaffirmé jeudi la ligne des banques françaises, à savoir que ces dernières pourront faire face à la crise de la dette de la zone euro sans injection de fonds propres.

La Société générale entend de son côté renforcer ses fonds propres de quatre milliards d'euros d'ici 2013, avec notamment des cessions d'actifs et des réductions d'activités.

Marie Mawad, avec Cyril Altmeyer et Blaise Robinson, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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