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Airbus group : Eads ne contestera pas le contrat des ravitailleurs américains

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par Andrea Shalal-Esa

WASHINGTON (Reuters) - EADS a reconnu vendredi sa défaite dans le bras de fer qui l'a opposé dix ans durant à Boeing sur le contrat de renouvellement de la flotte d'avions-ravitailleurs de l'armée de l'air américaine.

Le groupe européen d'aéronautique et de défense et maison mère d'Airbus a confirmé qu'il ne contesterait pas l'attribution de ce contrat de 30 milliards de dollars, attribué la semaine dernière à son concurrent américain.

Le président d'EADS pour l'Amérique du Nord, Ralph Crosby, a exprimé sa déception mais reconnu que l'offre soumise par Boeing au Pentagone était inférieure de deux milliards de dollars à celle d'Airbus.

"Il est évident qu'il n'y a aucune base pour étayer une contestation", a-t-il dit.

EADS, a déclaré Ralph Crosby, a décidé en fin de compte qu'il ne pouvait pas aller sous le prix proposé par Boeing, qu'il a qualifié d'"extrêmement bas".

Selon lui, EADS n'a pas fait d'erreur en répondant seul à l'appel d'offres de l'armée de l'air américaine après le retrait de son ancien partenaire américain Northrop Grumman.

EADS a confirmé sa décision lors d'une conférence de presse. Jeudi, Reuters avait rapporté que le constructeur aéronautique européen s'apprêtait à renoncer à contester le résultat de l'appel d'offres concernant les 179 avions-ravitailleurs afin de se concentrer sur de nouveaux contrats d'armements.

Le directeur général d'EADS North America Sean O'Keefe a indiqué que le groupe recherchait activement une acquisition et serait prêt à agir prochainement. Il s'est toutefois refusé à parler taille de la cible ou calendrier de l'opération.

Le retrait définitif du groupe européen devrait apaiser les tensions transatlantiques sur les contrats d'armements. Il constitue toutefois une lourde déception pour les élus de l'Etat d'Alabama, qui espéraient la victoire d'EADS et la construction sur leurs terres d'une chaîne d'assemblage pour les avions-ravitailleurs.

RESPECTER LE PRIX PROPOSÉ

Selon EADS, rien n'indique que des élus américains aient l'intention de déposer un recours contre l'attribution du contrat à Boeing.

Pour le constructeur américain, la victoire est double. Les chaînes d'assemblage du 767, qui servira de base au nouveau ravitailleur de l'US Air Force, seront tout d'abord maintenues en activité dix ans de plus.

De plus, Boeing s'épargne ainsi de voir Airbus établir une tête de pont aux Etats-Unis qui lui faciliterait l'attribution de nouveaux contrats d'armement.

Le retrait définitif d'EADS permet à Boeing de lancer le contrat de développement des 18 premiers avions de la nouvelle flotte de tankers. Les nouveaux KC-46 remplaceront les KC-135 âgés d'une cinquantaine d'années.

Selon Loren Thompson, analyste spécialisé dans la défense, Boeing peut effectivement maintenir en vie un de ses avions phares et maintenir à distance son premier rival.

Mais, revers de la médaille, il souligne toutefois que Boeing se trouve désormais sous pression pour respecter le coût annoncé de son offre, jugé très bas.

Ralph Crosby a indiqué que l'analyse faite par EADS permettait de conclure que le prix proposé par Boeing était de 21,4 milliards de dollars, contre 23,4 milliards pour Airbus, soit plus de 9% au-dessus.

Selon le président d'EADS, le prix proposé par Boeing est "bien plus bas que ce que nous étions prêt à proposer".

Les calculs d'EADS indiquent en revanche que le coût de développement du projet de Boeing est supérieur à celui d'EADS, avec 4,4 milliards de dollars pour la variante du 767, contre 3,5 milliards pour celle de l'A330.

Boeing n'était pas disponible dans l'immédiat pour réagir à l'annonce d'EADS.

Le Pentagone prévoit d'organiser dans les années à venir de nouveaux appels d'offres pour au moins 300 ravitailleurs supplémentaires.

Gregory Schwartz pour le service français, édité par Danielle Rouquié

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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