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Airbus group : BAE voit l'accord saoudien conclu définitivement au 2e semestre

Le bénéfice de BAE en baisse de 6% en raison des Etats-UnisLe bénéfice de BAE en baisse de 6% en raison des Etats-Unis

par Brenda Goh

LONDRES (Reuters) - BAE Systems pense qu'un important et très retardé contrat d'avions de combat avec l'Arabie saoudite sera conclu définitivement au second semestre, moyennant quoi il a pu jeudi projeter une croissance de plus de 10% de son bénéfice annuel.

BAE, membre avec Airbus et Finmeccanica du consortium Eurofighter Typhoon, et Ryad négocient encore le prix de ce contrat de 72 jets signé une première fois en 2007.

Le contrat dit Salam passait précédemment pour représenter une valeur de l'ordre de 4,5 milliards de livres (5,2 milliards d'euros).

"Pour ce qui concerne Salam, nous pensons vraiment que nous conclurons définitivement au second semestre", a dit à la presse le directeur général Ian King, ajoutant que les deux parties devaient finaliser le prix d'une première série d'appareils avant de discuter de toute autre commande.

Ian King a dit que le royaume pourrait commander 48 à 72 avions de plus. Le groupe de défense britannique a continué de développer son activité saoudienne pendant que les discussions se poursuivaient et a signé en juin un contrat de service de 1,8 milliard de livres lié au programme Salam.

L'international a pris une place prépondérante chez BAE Systems qui a fait des exportations et des marchés ciblés tel que la cybersécurité sa priorité dans la mesure où l'armée est mise à la diète aux Etats-Unis et en Europe.

Il juge que le contexte restera difficile aux USA mais qu'il pourra l'endurer et que la situation restera stable en Grande-Bretagne. Les commandes à l'international et en Grande-Bretagne compensent pour partie une demande médiocre outre-Atlantique, a-t-il dit.

PLUS HAUT DE CINQ ANS DE L'ACTION

Vers 10h20 GMT, l'action BAE gagnait 2,85% à 458,6 pence, un plus haut de près de cinq ans, alors que l'indice regroupant les valeurs industrielles européennes prenait 1,15%.

Pour certains analystes, l'accord Salam est pratiquement signé. "C'est comme si c'était fait", estiment ceux du courtier Jefferies. "Nous décelons bien des choses dans les résultats du premier semestre 2013 qui devraient assurer la solidité et la crédibilité des résultats annuels de 2013... et de 2014".

Le premier groupe de défense britannique, qui n'a pu réaliser l'an passé un projet de fusion avec Airbus en raison de l'opposition des pouvoirs publics, avait dit à plusieurs reprises que ses résultats et son chiffre d'affaires pâtissaient des retards survenus dans l'accord Salam.

Il a fait état d'un résultat opérationnel (Ebita) semestriel de 865 millions de livres (988 millions d'euros), en recul de 6%, sur un chiffre d'affaires en hausse de 1% à 8,45 milliards. Le bénéfice par action hors exceptionnels a diminué de 4%.

Le consensus Thomson Reuters donnait un Ebita de 885,67 millions de livres et un C.A. de 8,723 milliards.

Le dividende semestriel a été augmenté de 3% à 8 pence par action, tandis que le carnet de commandes a représenté 43,1 milliards de livres contre 42,2 milliards fin 2012.

Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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