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Airbus group : Airbus Helicopters vise un rebond des commandes pour 2015

Airbus Helicopters vise une hausse des commandes pour 2015Airbus Helicopters vise une hausse des commandes pour 2015

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Airbus Helicopters vise un rebond de ses commandes en 2015, avec en ligne de mire plusieurs contrats militaires, notamment en Pologne, au Qatar et au Koweït.

La filiale d'Airbus Group a précisé mardi qu'elle espérait ainsi compenser les pressions prévues à court terme sur le marché civil, où elle a réalisé l'an passé 52% de son chiffre d'affaires, en particulier dans le secteur pétrolier, impacté par la chute du prix du brut.

Le numéro un mondial des hélicoptères civils devant Bell Helicopter, filiale de Textron, et AgustaWestland (groupe Finmeccanica) espère ainsi cette année afficher un nombre de commandes supérieur à ses livraisons, elles-mêmes prévues stables par rapport aux 471 de 2014.

L'ex-Eurocopter a engrangé 402 commandes nettes l'an passé, contre 422 en 2013, mais la baisse tient principalement aux hélicoptères légers de la famille Ecureuil/Fennec tandis que celles des hélicoptères lourds Super Puma/Cougar sont restées quasi-stables.

Le groupe a également livré moins d'hélicoptères en 2014 par rapport aux 497 de 2013, loin de son pic de 588 unités inscrit en 2008, mais avec un record de 101 hélicoptères lourds.

Airbus Helicopters réalise un chiffre d'affaires moyen de 1,5 million d'euros avec un hélicoptère léger, contre 30 à 40 millions pour un hélicoptère lourd, qui comporte parfois aussi des systèmes d'armes et de soutien logistique, a expliqué son président exécutif Guillaume Faury à des journalistes à l'issue de la conférence de presse.

Le groupe pâtit de la pression sur les coûts et du ralentissement des projets des compagnies pétrolières, qui assurent 15% de ses revenus, mais n'a toutefois enregistré aucune annulation de commandes, seulement quelques reports de livraisons, a précisé Guillaume Faury.

Le groupe bénéficie aussi du déplacement de l'exploration pétrolière vers des zones difficiles d'accès et nécessitant plus d'hélicoptères, notamment lourds, a-t-il souligné.

En dehors du secteur pétrolier, Airbus Helicopters subit également une contraction des dépenses publiques, comme aux Etats-Unis en termes d'hélicoptères de secours, au Brésil ou au Mexique et constate en général une certaine prudence des opérateurs d'hélicoptères civils pour leurs achats.

LA CHINE NOUVEAU NUMÉRO 2 DANS LE CIVIL

La Chine, même si elle est devenue en 2014 son deuxième marché derrière les Etats-Unis à la place du Brésil, ne satisfait pas encore tous les espoirs placés en elle.

Le pays n'ouvre que très lentement aux hélicoptères son espace aérien, étroitement contrôlé par l'armée, tandis que la croissance économique est moins forte qu'espéré, a souligné Guillaume Faury.

Airbus Helicopters revendique 44% des parts de marché d'hélicoptères civils en termes de livraisons et 11% dans le secteur militaire où il est devancé par Sikorsky, filiale de United Technologies, Boeing ainsi que des constructeurs russes.

Le constructeur compte notamment cette année sur l'appel d'offres en cours portant sur 70 hélicoptères de transport militaire en Pologne, 24 au Koweït et 22 au Qatar, pour lequel il présente son NH90.

Se profile également un contrat potentiel pour 32 hélicoptères d'attaque en Pologne, qui sera attribué au terme d'un processus non encore précisé, a précisé Guillaume Faury.

Il a également dit qu'Airbus Helicopters ne menait actuellement pas de discussions avec le gouvernement français pour intégrer des NH90 dans les "sociétés de projet", ces entités publiques destinées à louer à l'armée des matériels acquis auprès d'industriels afin de réaliser des économies.

Sept ou huit avions de transport militaire Airbus A400M et trois frégates multimissions du constructeur naval militaire DCNS, détenu à 35% par Thales, pourraient être utilisés dans une ou deux sociétés de projet qui devraient fonctionner à partir de l'automne, a-t-on déclaré la semaine dernière au ministère de la Défense.

(Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot)

Copyright © 2015 Thomson Reuters


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