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Airbus group : Airbus célèbre le premier A400M, avec l'export comme objectif

Airbus célèbre le premier A400M, avec l'export comme objectifAirbus célèbre le premier A400M, avec l'export comme objectif

par Tim Hepher et Brenda Goh

SEVILLE/PARIS/LONDRES (Reuters) - De nombreux responsables politiques européens participent ce lundi à Séville à la cérémonie organisée par Airbus pour célébrer la livraison du premier avion de transport militaire A400M mais ce programme, le plus important à l'échelon européen dans la défense, pourrait bien être le dernier du genre avant longtemps.

Après 30 ans de développements laborieux, le premier des 170 A400M commandés par sept pays - livré à l'armée française - permet à l'Europe de franchir une nouvelle étape en matière d'indépendance de ses transports militaires.

La cérémonie de Séville, où est installée l'usine d'assemblage de l'appareil, doit aussi donner un nouvel élan à la campagne commerciale à l'export hors d'Europe, indispensable pour assurer l'équilibre financier du programme mais handicapée par quatre ans de retard et de coûteuses difficultés de mise au point des moteurs.

Au-delà de l'A400M, Airbus s'interroge sur la manière dont l'Europe, économiquement affaiblie et politiquement divisée, pourra répondre à de futurs conflits comparables à ceux de la Syrie, de la Libye ou du Mali, et sur la volonté des Etats à coopérer dans le cadre de grands projets de défense.

"Je pense que nous sommes encore plus loin d'une politique étrangère et de sécurité commune aujourd'hui qu'à aucun moment au cours des 20 dernières années", a dit Tom Enders, le président exécutif d'EADS, la maison mère d'Airbus, lors d'un discours la semaine dernière.

"Je ne m'attends pas, dans ma planification stratégique, à ce que, dans les 10 à 15 prochaines années, il y ait un grand projet européen dans notre sphère d'activité. Je constate que les gouvernements cherchent plutôt à arrêter ou à réduire des projets déjà lancés", a-t-il ajouté.

L'EUROPE ESPÈRE DES ROYALTIES À L'EXPORT

L'A400M a été conçu pour répondre aux besoins de capacités de transport militaire de sept pays de l'Otan: l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne, le Luxembourg et la Turquie.

Mais le budget du programme, fixé initialement à 20 milliards d'euros, a augmenté en chemin de cinq milliards, ce qui a obligé les pays partenaires à remettre la main au portefeuille en 2010 à hauteur de 3,5 milliards, une somme qu'ils sont censés récupérer sous forme de royalties sur les ventes à l'export.

Présent à Séville, Jean-Yves Le Drian, qui reviendra en France à bord du premier A400M livré par Airbus Military, a estimé que l'appareil disposait d'un "énorme" potentiel à l'exportation.

La décision récente d'interrompre la production du Boeing C-17, peut en effet jouer en faveur de l'A400M.

Jusqu'à maintenant, en dehors des sept pays initiateurs du projet, la Malaisie est le seul acheteur de l'A400M, pour quatre appareils, l'Afrique du Sud ayant annulé une commande.

Airbus estime à plusieurs centaines d'exemplaires le marché potentiel de l'avion. Mais le constructeur s'inquiète de la volonté affichée de plusieurs pays européens acheteurs, comme l'Espagne, de revendre une partie de leur flotte hors du Vieux Continent.

Tom Enders a déclaré à Reuters que de tels projets étaient "compréhensibles" dans le contexte budgétaire actuel mais il a ajouté: "En tant qu'industriel, je ne peux pas être très satisfait de cette approche et je dois faire en sorte que nous ne laissions pas la valeur s'échapper."

En France, l'A400M, dont le premier exemplaire est basé à Orléans, est destiné à remplacer le Transall C-160, dont certains exemplaires volent depuis 50 ans.

Avec Adrian Croft à Bruxelles; Marc Angrand pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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