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Air france -klm : Le tandem spinetta-juniac pour redynamiser air france-klm

Le tandem spinetta-juniac pour redynamiser air france-klmLe tandem spinetta-juniac pour redynamiser air france-klm

par Cyril Altmeyer et Tim Hepher

PARIS (Reuters) - L'éviction de Pierre-Henri Gourgeon de la directeur générale d'Air France-KLM et la reprise en main du groupe par son président Jean-Cyril Spinetta pourraient constituer un électrochoc salvateur pour la compagnie franco-néerlandaise, pénalisée par des indicateurs financiers dans le rouge et une gestion controversée de la catastrophe du vol Rio-Paris.

La deuxième compagnie aérienne européenne en terme de chiffre d'affaires a également confirmé la nomination d'Alexandre de Juniac, ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde, au poste nouvellement créé de PDG de la compagnie nationale Air France, et ainsi positionné pour reprendre à terme la tête du groupe.

L'arrivée de cet énarque de 48 ans avait largement été anticipée, contrairement au départ de Pierre-Henri Gourgeon, dont le mandat avait été renouvelé pour quatre ans il y a trois mois à peine.

"C'est un électrochoc. On est un peu surpris car Air France n'est pas une compagnie qui a l'habitude d'agir comme ça. Cela étant, c'est plutôt une bonne nouvelle car Pierre-Henri Gourgeon n'a pas vraiment bonne presse auprès des analystes", explique un analyste sous couvert d'anonymat.

Jean-Cyril Spinetta, qui retrouve son fauteuil de PDG, aura pour directeur général délégué Leo Van Wijk, l'actuel vice-président du groupe, tandis que Philippe Calavia reste directeur financier. Ils assureront la coordination stratégique du groupe jusqu'à la constitution d'une véritable holding Air France-KLM, repoussée de début 2012 à courant 2013.

"L'objectif est de permettre l'amélioration de la performance opérationnelle et financière du groupe dans un contexte marqué par les incertitudes économiques, leurs conséquences sur le transport aérien européen et la situation d'Air France face au renforcement de la concurrence des nouveaux intervenants", explique le groupe dans un communiqué.

Pierre-Henri Gourgeon était devenu directeur général du groupe en janvier 2009, tandis que Jean-Cyril Spinetta, artisan de la fusion entre Air France et KLM, avait conservait la seule présidence.

AIR FRANCE-KLM À LA TRAÎNE

La Bourse a salué lundi cette perspective de changement par une hausse de l'action Air France-KLM de 1,43% à 5,606 euros, donnant une capitalisation de 1,7 milliard, à contre-tendance du marché parisien. Mais elle reste en recul de 59% depuis le début de l'année, sous-performant largement à la fois l'allemande Lufthansa et IAG, entité issue de la fusion de British Airways et de l'espagnole Iberia.

Pierre-Henri Gourgeon paie ainsi le prix de sa gestion de la compagnie, dont l'Etat français détient 15,7% du capital, jugée trop endettée, trop lente à réagir et trop peu rentable, avec notamment des coûts salariaux largement supérieurs à ceux de ses concurrentes.

Le groupe, qui cale désormais ses exercices sur l'année calendaire, s'est borné à prévoir fin juillet un résultat opérationnel positif en 2011, alors qu'il comptait auparavant dépasser les 28 millions de l'année 2010 en données pro forma.

"On pense que le duo Spinetta-Juniac devrait pouvoir mettre en ouvre les mesures nécessaires à la restructuration de la société que Gourgeon aurait dû réaliser depuis plusieurs années", dit un autre analyste.

"Deux bémols en revanche, faire cela quelques mois avant l'élection présidentielle paraît un peu difficile dans une société aussi symbolique qu'Air France. Ensuite, la décision semble avoir été prise dans l'urgence, il faudra donc du temps avant que l'on connaisse véritablement le nouvel organigramme de la compagnie".

Dès avant l'annonce officielle, la CFDT, qui a dénoncé des mois de "rumeurs, calculs et combinaisons" entre les dirigeants du groupe, dit avoir déposé une "veille sociale", sorte de préavis de grève pour obtenir des réponses rapides aux interrogations des salariés et une stratégie claire.

"Il nous faut un plan de vol cohérent au niveau économique et social", a déclaré à Reuters Gilles Nicoli, secrétaire général de la CFDT chez Air France. "Il ne faudrait pas que le résultat de cette réorganisation soit de retarder le plan d'action".

Autre dossier délicat laissé au nouveau tandem : la catastrophe du vol Rio-Paris en juin 2009. Ce troisième accident grave subi par Air France en dix ans a également suscité des interrogations sur la formation technique de ses pilotes, après la publication du rapport d'étape du Bureau d'enquêtes et analystes (BEA).

Avec Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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