Bourse > Adocia > Adocia : Adocia fait son entrée en bourse, d'autres accords en vue
ADOCIAADOCIA ADOC - FR0011184241ADOC - FR0011184241
51.470 € +1.62 % Temps réel Euronext Paris
51.200 €Ouverture : +0.53 %Perf Ouverture : 51.500 €+ Haut : 50.850 €+ Bas :
50.650 €Clôture veille : 12 482Volume : +0.18 %Capi échangé : 352 M€Capi. :

Adocia : Adocia fait son entrée en bourse, d'autres accords en vue

tradingsat

par Noëlle Mennella

PARIS (Reuters) - La société de biotechnologie Adocia, qui a fait lundi son entrée sur le marché Nyse Euronext en cotant en dessous de son cours d'introduction, veut réaliser des innovations "low cost" dans le domaine du diabète pour faciliter leur commercialisation dans les pays émergents, a déclaré son PDG à Reuters.

Gérard Soula, cofondateur de l'entreprise lyonnaise qui a déjà signé un accord de licence et de collaboration avec le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly, a ajouté qu'il pourrait signer d'autres accords de ce type dans les trois prochaines années.

Créée il y a sept ans, Adocia est la première introduction de l'année 2012 en Bourse de Paris. Introduite au cours de 15,88 euros, elle valait 14,87 euros vers 14h30, faisant ressortir une capitalisation boursière de 93,5 millions d'euros.

La vocation d'Adocia est de licencier sa technologie de reformulation de technologies existantes aux grands acteurs du secteur du diabète comme Novo Nordisk, Eli Lilly ou Sanofi qui doivent revitaliser un portefeuille d'insuline dont les brevets arrivent à expiration.

"L'idée est d'avoir des formulations des produits existants qui permettent soit de changer la fréquence d'administration, soit de réduire la quantité du produit pour une meilleure utilisation des protéines thérapeutiques", a explique Gérard Soula lors d'une interview.

"Jusqu'à ce jour, toute innovation a justifié une augmentation des coûts. Nous disons qu'il n'y a aucune fatalité à cela. Nous voulons apporter des innovations low cost car nous savons que les pays émergents ne pourront pas payer des innovations majeures comme les pays occidentaux."

PAS DE RETOUR AU MARCHÉ

La stratégie d'Adocia n'est pas d'aller directement sur ces marchés mais de licencier sa technologie aux grands acteurs du secteur.

"Nous sommes une ressource potentielle pour ces groupes car on leur offre des innovations sur leurs propres produits, qui leur permettront d'offrir des performances supérieures sur des domaines ou leurs propres produits arrivent à expiration", a expliqué Gérard Soula.

Il y a aujourd'hui 250 millions de patients diabétiques dans le monde et ce chiffre montera à 400 millions d'ici une dizaine d'années, a-t-il estimé, ajoutant que la part des pays émergents dans ce total est "énorme", de grands problèmes de diabète se posant en Chine, en Inde et en Amérique du Sud.

Le produit le plus avancé d'Adocia est un traitement de l'ulcère du pied diabétique, pour lequel la société lancera au troisième trimestre 2012 une étude de phase III en Inde pouvant déboucher sur une commercialisation en 2014, a indiqué Gérard Soula. Dans cette pathologie sévère, Adocia a choisi de reformuler le Regranex, un traitement de Johnson & Johnson.

Le produit, qui serait enregistré dans les pays émergents, doit être fabriqué en Inde, ce qui permettra de diviser son prix par trois par rapport aux prix américains tout en réduisant les coûts de fabrication par 10, a calculé Gérard Soula.

En outre, Adocia mène des tests visant à combiner une insuline à action rapide avec le Lantus, l'insuline lente de Sanofi dont le brevet doit tomber en 2015.

Le but est une formulation permettant de réduire à deux le nombre d'injections, contre trois à quatre par jour aujourd'hui, a précisé Gérard Soula, qui vise une commercialisation en 2015-2016.

Le marché de l'insuline, un traitement incontournable pour la majorité des diabétiques, a augmenté de 10% en 2011, à 17 milliards de dollars.

Adocia dispose aujourd'hui d'une trésorerie de 38 millions d'euros. Fort de cela, Gérard Soula a affirmé qu'avec le partenariat mis en place avec Eli Lilly et les capitaux levés dans le cadre de son IPO, Adocia n'aurait "pas besoin de revenir sur le marché" pour financer ses projets.

Edité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2012 Thomson Reuters


Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...